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RDC : Godé Mpoyi évoque la « cogestion du Kivu » et accuse certains acteurs de reprendre le « lexique rwandais »

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L'ancien président de l'APK, Godé Mpoyi [Photo d'illustration]
L'ancien président de l'APK, Godé Mpoyi [Photo d'illustration]

Par Don Benjamin Makolo

Le pasteur Godé Mpoyi s'est exprimé sur l'actualité politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Dans une séquence vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, ce jeudi 3 septembre 2026, il affirme notamment que les négociations de Doha seraient bloquées autour d'une demande de « cogestion du Kivu ».

« Ce qui fait mal, moi j'ai un grand respect pour tout le monde. Moi, je vous l'ai dit, vous ne me trouverez jamais en train d'insulter le président Kabila. Vous ne me trouverez moi jamais en train d'insulter les rebelles. Je n'insulterai pas non plus le président de la République », a-t-il déclaré.

« Mais ce qui fait mal, c'est que nos amis de la rébellion et ceux de l'opposition, ils aiment bien le lexique rwandais. Donc, cette histoire-là de causes profondes, ça vient du Rwanda, ça ne vient pas d'ici. Le récit rwandais qu'ils ont mis », poursuit-il.

Abordant les négociations de Doha, il affirme : « Le problème pourquoi ça traîne à Doha, c'est parce que ces gens-là demandent la cogestion du Kivu ! On doit vous le dire ! Les revendications du M23, vous allez voir que ce sont les mêmes revendications que celles du CNDP. »

Le pasteur fait ensuite référence à l'accord de Lemera et aux déclarations de She Okitundu : « Et c'est ce qui est contenu dans l'accord de Lemera. L'honorable She Okitundu, ancien dircab du chef de l'État, ancien ministre des Affaires étrangères, vous a dit que la Constitution ici, avant de venir à Kinshasa, était passée par Kigali ! Alors, vous voulez qu'on vous parle dans quelle langue ? »

Insistant sur ce point, Godé Mpoyi ajoute : « Vous voulez qu'on vous parle dans quelle langue ? J'ai dit : l'honorable She Okitundu, que je salue, n'est pas n'importe qui dans ce pays. Il a été dircab du chef de l'État, il a été ministre des Affaires étrangères, il vous dit que la Constitution-là qu'on défend aujourd'hui, avant de venir ici, était passée par Kigali. »

Il termine en soulevant une interrogation sur la Constitution congolaise : « Vous ne comprenez rien ? Vous ne vous êtes jamais posé la question, à part pour des raisons économiques, pourquoi dans cette Constitution-là, on n'a pas mis la superficie exacte de notre pays ? »

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Jeudi 3 septembre 2026 - 19:12