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Fin d’année 2025 : le VPM Daniel Mukoko Samba en tournée dans les ports de Kinshasa pour renforcer l’approvisionnement en produits locaux

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Le VPM de l'économie nationale Daniel Mukoko Samba lors de sa tournée dans les ports de Kinshasa [photo d'illustration]
Le VPM de l'économie nationale Daniel Mukoko Samba lors de sa tournée dans les ports de Kinshasa [photo d'illustration]

Par la Rédaction 

Dans le cadre du suivi annuel de l’approvisionnement du marché intérieur en cette fin d’année, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a effectué, une série de visites dans plusieurs ports de la ville de Kinshasa. Cette tournée l’a conduit notamment au port public de pêche de Kinkole ainsi que dans certains ports situés dans la commune de la Gombe, dont Baramoto et le port du CDI Bwamanda.

L’objectif principal de ces descentes sur le terrain était de s’assurer du bon fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement de la production locale, depuis les zones de production jusqu’à la distribution sur le marché urbain de Kinshasa. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer l’approvisionnement en produits locaux et d’en améliorer l’organisation.

Photo d'illustration

Au port public de pêche de Kinkole, le Vice-Premier Ministre a constaté la présence de sacs de grains en provenance des provinces du Kwilu, du Maï-Ndombe et du Kasaï. Il a également visité le rayon des cassettes de manioc débarquées des baleinières. Ce port accueille en moyenne trois à quatre bateaux par semaine, dont certains sont affectés au déchargement de produits agricoles, tandis que d’autres transportent des produits manufacturés à destination de l’intérieur du pays.

La délégation ministérielle s’est ensuite rendue au port de Baramoto, dans la commune de la Gombe, afin d’évaluer les difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement. Ce port, intégré dans un pool regroupant plusieurs ports répartis en six zones, abrite des bateaux métalliques d’une capacité pouvant atteindre 3.000 sacs de produits.

La dernière étape de cette visite a conduit le Vice-Premier Ministre au port du CDI Bwamanda, toujours dans la commune de la Gombe. Sur place, Daniel Mukoko Samba a visité l’usine de production dont la capacité est estimée à 50 tonnes par jour pour l’ancienne unité et 50 tonnes pour la nouvelle, soit une capacité totale de 100 tonnes par jour. Cette production équivaut à plus de 10.000 sacs de 10 kg ou environ 2.500 sacs de 25 kg par jour destinés au marché de Kinshasa.

S’exprimant à cette occasion, Sangina Toko Édouard, assistant du directeur général du CDI Bwamanda, a salué une visite qu’il a qualifiée de très encourageante, dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés pour cette structure.

Il a rappelé le rôle historique du CDI Bwamanda dans l’alimentation de la ville de Kinshasa, notamment durant les années 1980, 1990, 2000 et 2010, avant de souligner que la baisse des subventions, en tant qu’ASBL, explique les difficultés actuelles.

Selon lui, les principaux défis concernent l’accès aux semences de qualité, la faiblesse de l’encadrement des paysans agricoles et l’état des infrastructures routières, qui complique l’évacuation des produits, même lorsque la production est suffisante.

Il a toutefois indiqué que le CDI Bwamanda dispose de capacités importantes pour relancer ses activités, à condition de bénéficier d’un appui financier conséquent de l’État, notamment pour renforcer les services de développement rural et mettre en place des silos de stockage.

À ce jour, le CDI Bwamanda dispose d’infrastructures adéquates, comprenant plus de sept dépôts de 2.000 m² chacun à Kinshasa, de grands entrepôts à l’intérieur du pays ainsi que des installations dédiées au stockage et au traitement du maïs.

L’institution se positionne ainsi comme un partenaire fiable que l’État peut soutenir pour contribuer durablement à l’approvisionnement alimentaire national.

De son côté, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, a insisté sur la nécessité de bâtir une chaîne de valeur complète et structurée, allant de la production à la distribution. 

Il a relevé des insuffisances dans l’organisation actuelle de la filière, notamment en ce qui concerne la qualité du maïs local, qui peine à rivaliser avec les produits importés, mieux structurés sur les plans logistique et normatif. Daniel Mukoko Samba a ainsi plaidé pour la normalisation et l’encadrement de l’ensemble de la chaîne de valeur de la production locale, depuis les zones de production jusqu’aux marchés de consommation.

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Mercredi 31 décembre 2025 - 15:33