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Union africaine : à Bujumbura, Ndayishimiye place l’eau, la paix et la jeunesse au cœur des priorités africaines

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Le président burundais Evariste Ndayishimiye,  président en exercice de l’Union africaine
Le président burundais Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine

Par Denise Kyalwahi

L’eau, la paix et la participation des jeunes et des femmes à la gouvernance du continent ont été au centre des échanges à l’ouverture, lundi à Bujumbura, de la cinquième édition du Dialogue continental sur l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité.

Organisées du 10 au 12 août 2026, ces assises réunissent plusieurs acteurs autour des défis auxquels l’Afrique est confrontée et des réponses à apporter pour accélérer la transformation du continent.

À l’ouverture des travaux, le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a appelé à une mobilisation collective des États africains afin de faire face aux enjeux liés notamment à l’accès à l’eau, à la paix, à la gouvernance et à l’autonomisation des jeunes et des femmes.

L’eau, une priorité pour le développement

Le chef de l’État burundais a rappelé que l’Union africaine a placé l’année 2026 sous le thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

Pour Évariste Ndayishimiye, cette orientation traduit l’importance stratégique de l’eau pour l’avenir du continent. Il a appelé les pays africains à renforcer la coopération et à promouvoir une gestion durable, équitable et inclusive des ressources hydriques.

« L’accès à l’eau ne doit pas être considéré uniquement comme une question environnementale », a-t-il défendu. Il touche directement à la santé, à l’éducation, à la sécurité alimentaire, à la paix et au développement économique.

Dans un continent confronté à une croissance démographique rapide, aux effets du changement climatique et à une pression croissante sur les ressources naturelles, la gestion de l’eau apparaît ainsi comme un enjeu majeur de stabilité et de développement.

Investir dans les jeunes et les femmes

Le président en exercice de l’Union africaine a également insisté sur la nécessité d’investir davantage dans le capital humain africain.

L’éducation, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat doivent, selon lui, occuper une place centrale dans les stratégies de développement. Il a encouragé les jeunes Africains à croire en leurs capacités et à mettre leur créativité et leurs compétences au service de la transformation de leurs communautés et du continent.

Évariste Ndayishimiye a également appelé les dirigeants à renforcer les programmes d’autonomisation des jeunes et des femmes.

Pour lui, ces deux catégories ne peuvent plus être considérées comme de simples bénéficiaires des politiques publiques. Elles doivent participer directement à la conception et à la mise en œuvre des politiques de développement, de paix et de gouvernance.

Pour un leadership plus inclusif

Sur le terrain de la gouvernance, le président burundais a plaidé pour un leadership fondé sur la participation et l’inclusion de toutes les composantes de la société.

Il a notamment appelé à renforcer les mécanismes permettant aux jeunes et aux femmes de prendre part aux processus de décision. Une gouvernance basée sur l’unité, la solidarité et les valeurs de l’Ubuntu doit, selon lui, contribuer à consolider la cohésion sociale et la paix sur le continent.

Le président de l’Union africaine a par ailleurs insisté sur l’importance d’une gestion transparente et durable des ressources naturelles. Mal gérées, celles-ci peuvent alimenter les tensions et les conflits. À l’inverse, leur exploitation responsable peut contribuer à créer des emplois, stimuler les économies locales et renforcer la paix.

Les jeunes au cœur de la construction de la paix

La question de la participation des jeunes et des femmes aux processus de paix occupe également une place importante dans ce Dialogue continental.

Les travaux doivent notamment permettre de réfléchir aux moyens de renforcer leur implication dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation de la paix.

Pour le président en exercice de l’Union africaine, la jeunesse constitue une force essentielle pour l’avenir du continent. Il a ainsi appelé les dirigeants à mieux l’écouter, l’accompagner et lui offrir des espaces réels de participation.

« Quand les jeunes et les femmes avancent, l’Afrique progresse », a-t-il déclaré, selon les informations rapportées par la présidence de la République du Burundi.

Eau, paix et Agenda 2063

À Bujumbura, les discussions mettent ainsi en évidence le lien étroit entre plusieurs défis africains. L’accès à l’eau et à l’assainissement, la protection des ressources naturelles, la paix, l’emploi des jeunes et la participation des femmes ne peuvent être traités séparément.

Alors que l’Union africaine fait de l’eau une priorité pour 2026, le Dialogue continental offre un espace pour réfléchir à la manière de transformer cette ambition en actions concrètes.

Les travaux se poursuivent jusqu’au 12 août à Bujumbura, avec l’objectif de renforcer les engagements en faveur d’une Afrique plus pacifique, inclusive et capable de mobiliser son potentiel humain et naturel au service du développement durable.

Mardi 11 août 2026 - 13:22