Par Patrick Kitoko
Le gouvernement provincial de Kinshasa a décidé de suspendre, à compter du 10 août 2026, l’ensemble des contrats, conventions et protocoles d’accord conclus avec les gestionnaires des fourrières de la capitale. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un audit général destiné à vérifier la conformité des partenariats et à réformer la gestion des véhicules et autres biens immobilisés.
Dans un communiqué officiel signé par Jésus-Noël Sheke Wa Domene, ministre provincial du Plan, du Budget, de la Fonction publique, de l’Emploi, du Tourisme, du Transport et de la Mobilité urbaine, l’exécutif provincial annonce la suspension de tous les contrats de gestion des fourrières sur l’ensemble du territoire de Kinshasa.
Cette décision intervient, selon le communiqué, en exécution des recommandations issues du 11ᵉ Conseil des ministres et dans le cadre d’un processus d’audit général et de contrôle de conformité des contrats et partenariats relatifs à la gestion des fourrières.
Avec cette mesure, toutes les fourrières concernées sont désormais placées sous la direction de la RFCK - Régie des Fourrières et du Contrôle technique de Kinshasa -, chargée d’assurer la gestion de leurs activités jusqu’à nouvel ordre.
Sept jours pour déposer les documents
Les propriétaires et gestionnaires des fourrières sont appelés à se présenter sans délai auprès du ministère provincial compétent afin de déposer deux catégories de documents : le contrat de partenariat conclu avec la ville de Kinshasa ainsi que les rapports technique et financier couvrant toute la période d’exécution dudit contrat. Le dépôt doit être effectué personnellement ou par un représentant dûment mandaté au cabinet du ministère provincial du Plan, du Budget, de la Fonction publique, de l’Emploi, du Tourisme, du Transport et de la Mobilité urbaine. Les opérateurs concernés disposent d’un délai de sept jours à compter de la publication du communiqué pour se conformer à cette exigence.
Le gouvernement provincial prévient que tout prestataire qui ne respecterait pas ce délai s’expose à des sanctions administratives sévères, pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de la fourrière, voire à des poursuites judiciaires, selon les cas.
Une réforme annoncée du secteur
À travers cette mesure, l’exécutif provincial entend mettre de l’ordre dans le secteur des fourrières et renforcer le contrôle sur la gestion des biens immobilisés. Le ministère provincial assure que cette opération vise notamment à garantir une gestion « efficace et sécurisée » des biens placés en fourrière, tout en permettant à l’administration de vérifier la régularité des différents partenariats conclus avec les opérateurs privés.
La Régie des Fourrières et du Contrôle technique de Kinshasa, ainsi que la Division urbaine des Transports, des Voies de communication et du Désenclavement, ont été chargées de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’exécution de cette décision.
Cette suspension ouvre ainsi une nouvelle phase de contrôle du fonctionnement des fourrières à Kinshasa, dans l’attente des conclusions de l’audit et des éventuelles mesures qui en découleront.