Arrestation des proches de Kabila : Daniel Shekomba s'attaque violamment à Tshisekedi sur les réseaux sociaux

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Daniel Shekomba, ancien candidat malheureux aux élections présidentielles de 2018 [photo d'illustration]
Daniel Shekomba, ancien candidat malheureux aux élections présidentielles de 2018 [photo d'illustration]

Par Don Benjamin Makolo 

La scène politique congolaise est de nouveau secouée par une vive polémique. L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, Daniel Shekomba, a publié une série de déclarations tranchantes sur le réseau social X, s’en prenant frontalement au Président Félix Tshisekedi et à son prédécesseur Joseph Kabila, dans un contexte marqué par les arrestations répétées des cadres du PPRD.

Pour Daniel Shekomba, ces arrestations constituent le « prix politique » payé par le camp Kabila pour avoir, selon lui, facilité l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir par des arrangements institutionnels plutôt que par une victoire électorale claire. Il affirme que les faits confirment, avec le recul, une erreur stratégique majeure de l’ancien régime.

L’ancien candidat estime que Joseph Kabila n’était pas entouré de véritables stratèges du pouvoir, mais essentiellement de juristes, qu’il décrit comme des spécialistes de l’interprétation des lois plutôt que des rapports de force politiques. Selon lui, croire qu’un accord politique puisse protéger durablement un camp sans moyens de coercition relevait d’une illusion.

« Le pouvoir s’organise toujours autour de celui qui détient les moyens de coercition », soutient-il, rappelant que les accords et les lois ne sont respectés que lorsqu’ils sont contraignants.

Revenant sur la rupture de la coalition FCC–CACH, Daniel Shekomba évoque la destitution de Jeanine Mabunda et Alexis Tambwe Mwamba comme un tournant décisif. À ses yeux, ce moment constituait une occasion manquée pour marginaliser politiquement Félix Tshisekedi, alors encore en phase de consolidation de son pouvoir. Il cite à ce propos une pensée de Nicolas Machiavel : « Celui qui rend un autre puissant court à sa propre perte. »

Plus inquiétant encore, Daniel Shekomba établit un lien entre ces choix politiques passés et la situation actuelle du pays. Il estime que les erreurs stratégiques commises lors des négociations politiques de l’après 2018, prises selon lui, loin des réalités du terrain, exposent aujourd’hui la République démocratique du Congo à de graves risques de fragmentation nationale.

Cette prise de position, largement commentée sur les réseaux sociaux, relance le débat sur les responsabilités politiques dans la gestion de la transition post-électorale et sur les conséquences à long terme des compromis conclus au sommet de l’État.

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Lundi 19 janvier 2026 - 13:47