Élection du 2è vice-président du Sénat : La « Loi Mutiki » évoquée pour écarter les candidatures des anciens rebelles !

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Le sénateur Norbert Basengezi
Le sénateur Norbert Basengezi

Par la Rédaction

Dans les couloirs du Palais du Peuple, la candidature de Norbert Basengezi Katintima suscite des murmures. Ce proche de l'ancien président Joseph Kabila, qui tente à se positionner comme remplaçant valable de Bahati Lukwebo , démissionnaire au poste du 2è vice-président du sénat, se heurte à un obstacle majeur : son passé rebelle.

Selon un sénateur ayant requis l'anonymat, la loi Mutiki, actuellement en examen, vise à exclure les anciens rebelles des postes de responsabilité, et c'est cette législation qui pourrait écarter Norbert BASENGEZI de la course. 

En effet, BASENGEZI a été l’une des figures emblématiques du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), où il a exercé des fonctions de gouverneur influent durant l'occupation rwandaise du Sud-Kivu entre 1998 et 2002. Son mandat a été marqué par des atrocités notoires, notamment les massacres de Makobola et d'autres violations graves des droits humains, pour lesquelles il est désigné comme l'un des responsables dans le rapport Mapping. Ce document de l'ONU cite BASENGEZI parmi ceux qui devraient être jugés pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Autre aspect, il semble qu’il est difficile à ce jour de considérer les anciens cadres du RDC comme étant des vrais patriotes pendant cette circonstance d’agression rwandaise sur le sol congolais. Beaucoup sont ceux qui préfèrent garder leur loyauté à Kagame que de préserver les intérêts de la République. 

Les Sanctions Américaines

Il est également crucial de rappeler que BASENGEZI, ancien délégué du RCD-Rwanda à la Commission électorale, est sous sanctions américaines. Dans un contexte où la République Démocratique du Congo cherche à renforcer ses relations stratégiques avec les États-Unis, sa candidature soulève des questions éthiques et politiques. De ce fait, obtenir un siège au Sénat représente déjà un privilège immérité pour Norbert BASENGEZI KATINTIMA. Quant à envisager le poste de Président du Sénat, même lui ne semble pas croire que les sénateurs soient prêts à lui accorder une telle confiance.

En somme, la candidature de BASENGEZI illustre les défis persistants auxquels la RDC est confrontée dans sa quête de réconciliation et de gouvernance responsable. La loi Mutiki pourrait bien être un instrument décisif pour garantir que les leçons du passé ne soient pas oubliées et que les anciens rebelles ne puissent pas occuper des positions clés au sein des institutions de l'État.

Lundi 23 mars 2026 - 20:30