Par Don Benjamin Makolo
Le président du Parti Social-Démocrate Vert (PSDV), Léonard She Okitundu, et sa formation politique ont vivement réagi à la récente sortie médiatique du Président rwandais Paul Kagame, à la suite de son interview accordée au média franco-tunisien Jeune Afrique.
Dans une déclaration empreinte d’indignation, le PSDV estime que « le refus du Président Kagame de retirer ses troupes du territoire congolais, en invoquant de prétendues mesures défensives, constitue un affront à la communauté internationale et un aveu explicite de l’agression rwandaise ». Le parti souligne une violation flagrante de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies, qui interdit tout recours à la force contre l’intégrité territoriale d’un État souverain.
Le PSDV dénonce également « le mépris manifeste » du Président rwandais vis-à-vis de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité, rappelant que l’article 25 de la Charte des Nations Unies consacre le caractère obligatoire de ses décisions. Selon le parti, cette résolution impose clairement au Rwanda le retrait immédiat et sans condition de ses troupes du territoire congolais, et constitue un texte de référence dans l’Accord de Washington.
« La manœuvre du Président Kagame consiste à éluder les obligations contraignantes issues de la Résolution 2773 pour privilégier une interprétation erronée de l’Accord de Washington », affirme le PSDV.
Le parti insiste qu’aucune contradiction n’existe entre les deux textes, et rappelle la primauté des résolutions du Conseil de sécurité, conformément à l’article 103 de la Charte des Nations Unies.
Dans ce contexte, le PSDV considère que la conditionnalité évoquée par Kigali, notamment la neutralisation des FDLR avant tout retrait, est « juridiquement nulle et sans effet ».
Par ailleurs, le parti salue les sanctions récemment infligées par les États-Unis contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que certaines personnalités rwandaises impliquées dans l’instabilité persistante à l’Est de la RDC. Toutefois, il appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à durcir davantage les mesures à l’encontre du Rwanda, qu’il qualifie de pays agresseur.
En conclusion, le PSDV réaffirme son soutien total à la stratégie diplomatique portée par le Président Félix Tshisekedi, visant à déconstruire ce qu’il considère comme le narratif rwandais sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.