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RDC : Jean-Pierre Lihau appelle à inscrire la redevabilité et la culture des résultats dans l’administration

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Le VPM Jean-Pierre Lihau Ebua patronne la cérémonie de présentation du Rapport annuel 2025 de l’ENA, baptisé « In Altum »
Le VPM Jean-Pierre Lihau Ebua patronne la cérémonie de présentation du Rapport annuel 2025 de l’ENA, baptisé « In Altum »

Par Prosper Buhuru

L’École nationale d’administration (ENA) a présenté, jeudi 3 septembre 2026, son Rapport annuel 2025, baptisé « In Altum », lors d’une cérémonie organisée sous le haut patronage du vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau.

À travers cet exercice, l’ENA entend inscrire son action dans une logique de redevabilité, en présentant publiquement les activités réalisées et les résultats obtenus au cours de l’année 2025.

Pour le vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau, la publication de ce rapport ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle traduit une volonté d’ancrer progressivement une culture de résultats au sein des services publics, où les institutions sont appelées à rendre compte de leurs actions et à accepter leur évaluation.

« Rendre compte pour mieux avancer », résume ainsi l’esprit de cette démarche. Une institution publique, souligne le ministère, doit être en mesure d’expliquer ce qu’elle a fait, de présenter les résultats obtenus et de se soumettre à l’appréciation de la collectivité.

Cette approche s’inscrit dans la vision assignée à la nouvelle équipe dirigeante de l’ENA depuis sa mise en place en décembre 2024 : « Réformer l’ENA pour réformer l’État ». L’objectif consiste notamment à faire de l’École un instrument capable de contribuer à la transformation qualitative de l’administration publique congolaise, à travers la formation et le développement des compétences des cadres de l’État.

La présentation du rapport annuel 2025 apparaît ainsi comme un élément de cette dynamique de réforme. Elle met en avant la nécessité de passer d’une administration principalement centrée sur les procédures à une administration davantage orientée vers la performance, l’efficacité et l’impact des politiques publiques.

Au-delà de l’ENA, cette démarche pose donc la question de la généralisation de la culture de redevabilité à l’ensemble des services publics. La publication régulière des résultats, leur évaluation et la capacité des institutions à corriger leurs insuffisances constituent, à cet égard, des leviers importants pour améliorer la qualité de l’action publique.

L’ambition affichée est ainsi de faire de la réforme de l’ENA un point d’appui à une transformation plus large de l’État, fondée sur la compétence, la responsabilité et l’obligation de résultats.

Vendredi 4 septembre 2026 - 16:51