Par Prehoub Urprus
La situation sécuritaire continue à se détériorer de plus en plus dans la partie Est de la RDC -République Démocratique du Congo-. Les ambitieux politiques ont vécu un «vendredi cauchemardesque.» Les candidats aux élections générales prévues le 20 décembre prochain sont devenus la cible des groupes armés. Si les uns sont assassinés au Nord-Kivu, d'autres sont enlevés au Sud-Kivu. En l'unique jour du vendredi 15 décembre, trois candidats ont connu ces exactions dans les deux Kivu.
Des hommes armés assimilés aux terroristes MTM/ISCAP ont tendu une embuscade à une délégation de la campagne électorale, l'après-midi de ce vendredi 15 décembre 2023, près de la rivière Semuliki, sur la route nationale numéro quatre, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Il s'agit de la délégation du candidat député national Katsongo Tsomba Joseph de l'UDPS. Ce dernier a reçu des balles au niveau de sa tête, tirées par ces présumés terroristes.
Selon plusieurs sources, le candidat était attendu à Kyanzaba, pour un meeting populaire. Elles indiquent également qu'une femme du nom de Deborah a été atteinte par balle sur son épaule droit, et une moto de la même délégation à moitié incendiée. Le candidat député national Katsongo Tshomba Joseph, 38 ans, qui ne verra plus les résultats du travail abattu pendant sa campagne électorale, venait juste de tenir un meeting avec les mamans vendeuses dans le petit marché Kasongo, au quartier Mwangaza.
Ce même vendredi, dans la province du Sud-Kivu, un autre jeune candidat à la députation provinciale, du nom de Sadiki Espoir, revenant de sa campagne électorale, est tombé entre les mains des bandits armés, dans la ville d'Uvira. «Le malheureux événement a eu lieu à 19h locales», rapportent des sources sécuritaires. Toujours au Sud-Kivu, Amani Kabaka Shemu, un autre candidat a été enlevé par des hommes armés non identifiés, lorsqu'il était en campagne de sensibilisation des électeurs, dans les hauts plateaux d'Uvira/Lemera.
À quelques jours de la tenue du scrutin, ces assassinats et enlèvement ciblés inquiètent tant. Les autorités ayant la sécurité dans leurs attributions devraient s'investir dans la sécurisation des ambitieux politiques. L'on se rappellera aussi que le camp du candidat N°3 aux élections présidentielles prochaines, en a été victime. Moïse Katumbi a perdu ses sympathisants lors des attaques survenues dans des meetings populaires tenus dans le cadre de sa campagne électorale.