Par Gloire Balolage
Un premier cas suspect d’Ebola a été signalé dans le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. L’alerte intervient après le décès d’un enfant pris en charge dans une structure sanitaire de la zone de santé de Logo.
Selon les informations fournies par les autorités sanitaires, l’enfant est décédé peu après son admission à l’hôpital. Le tableau clinique observé présentait des symptômes compatibles avec une suspicion d’Ebola, notamment une forte fièvre, des hémorragies, des vomissements et des épisodes de diarrhée.
La docteure Josée Ngomoko, responsable sanitaire, a confirmé la situation tout en appelant à la vigilance. Elle a précisé que le cas présente des signes qui rappellent ceux de la maladie, sans qu’une confirmation définitive n’ait encore été établie à ce stade.
Dans sa déclaration, elle a également exprimé son inquiétude face à certaines pratiques d’inhumation. Elle a notamment évoqué des enterrements de corps en provenance de zones déjà touchées par des épisodes épidémiques, citant Bunia et Mongbwalu.
Selon elle, l’origine exacte de certains décès reste incertaine, ce qui complique davantage l’évaluation du risque sanitaire.
« Nous ne savons pas de quoi ces personnes sont réellement décédées », a-t-elle averti, soulignant la nécessité d’une prudence accrue.
Les autorités sanitaires insistent ainsi sur le respect strict des mesures barrières afin de limiter toute éventuelle propagation du virus. L’objectif est de réduire les risques de transmission dans une zone déjà fragilisée par la circulation de maladies infectieuses.
Une attention particulière est également portée aux mouvements de population dans cette région frontalière avec l’Ouganda, où les échanges transfrontaliers peuvent favoriser la diffusion rapide de certaines maladies contagieuses.
En attendant des investigations plus approfondies, les équipes sanitaires appellent la population à collaborer avec les services de santé et à signaler tout cas suspect, afin de renforcer la surveillance épidémiologique dans cette partie du pays.