Par Stella Ungaro/MMFLP
L'humanité toute entière célèbre le 06 février de chaque année, la journée internationale pour l'élimination des mutilations génitales féminines.
Opinion-info.cd se joint à cet effet, au Mouvement Mondial des Femmes et Filles Leaders Panafricaines à la campagne activiste mmflp" tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines" pour dire non à ces pratiques dégradantes.
Une campagne qui consiste à informer et sensibiliser sur les effets néfastes des mutilations genitales féminines.
Les mutilations génitales féminines, violations des droits fondamentaux des femmes et des filles.
Elles recouvrent l'ensemble des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Les mutilations génitales féminines sont reconnues au niveau international comme étant une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles.
Reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes, elles constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes et des filles. Ces pratiques violent également leurs droits à la santé sexuelle et reproductive, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles.
Les MGF sont principalement pratiquées dans 30 pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie du sud, où les données sont disponibles, mais restent une procédure courante même dans certains pays asiatiques tels que l’Inde, l’Indonésie, l’Iraq et le Pakistan, ainsi que parmi certaines communautés autochtones d’Amérique latine, comme celle d'Embera en Colombie. Elles persistent également parmi les populations de migrants vivant en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
En juillet 2018, le Secrétaire général a publié le rapport « Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines », où il affirme que les efforts pour mettre fin à ces pratiques doivent également cibler les groupes de femmes et de filles les plus exposés, en particulier ceux qui font face à des formes de discrimination multiples et croisées, comme les femmes réfugiées et migrantes et les femmes vivant dans des communautés rurales et isolées.
De même, les principes d’universalité et de respect des droits de l’homme qui sous-tendent le Programme de développement durable à l'horizon 2030 exigent que les parties prenantes s’attaquent aux mutilations génitales féminines, quelles que soient les circonstances, les normes culturelles et sociales, le pays d’origine ou de destination.
Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) dirigent conjointement le plus grand programme mondial visant à accélérer l'abandon des mutilations génitales féminines. Ce Programme conjoint FNUAP-UNICEF est concentré dans 17 pays africains et soutient également différentes initiatives régionales ou internationales.
Les 17 objectifs de développement durable (ODD), adoptés en septembre 2015, visent à transformer notre monde au cours des quinze prochaines années. Ils poursuivent les efforts menés dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), de 2000, qui ont amélioré la vie de millions d'individus à travers le monde. Le FNUAP travaille avec les gouvernements, différents partenaires et d'autres institutions des Nations Unies afin d'atteindre ces objectifs, en particulier l'objectif 3 sur la bonne santé et le bien-être, l'objectif 4 sur l'éducation et l'objectif 5 sur l'égalité entre les sexes, tout en contribuant également à la réalisation des autres ODD.
https://youtu.be/w5HfhYwOEQ8