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Élections 2023 en RDC : le Député national Jean Baptiste Kasekwa appelle à un cessez-le-feu politique pour garantir des élections représentatives au Nord-Kivu

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Le député Jean-Baptiste Kasekwa
Le député Jean-Baptiste Kasekwa

Par Gloire Balolage 

Dans une conférence débat avec sa base électorale de Goma, le samedi 15 juillet 2023, le député national Jean Baptiste Kasekwa, a mis en lumière les défis majeurs du processus électoral dans un contexte de guerre et d'état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Ses propos, forts en questionnements et en propositions, suscitent l'attention et soulignent l'urgence d'une solution sécuritaire pour les élections qui pointent déjà à l'horizon d'ici le 20 décembre 2023.

Le député Kasekwa souligne les conséquences sécuritaires d'un processus électoral mal organisé et chaotique et sur le défis auxquels est confronté le processus électoral dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Ils mettent en lumière la nécessité urgente d'une solution sécuritaire pour garantir des élections transparentes, démocratiques et représentatives.

 "Lorsque les élections sont mal organisées, elles ont des répercussions sur le plan sécuritaire. Si ces élections chaotiques se poursuivent, la situation sécuritaire se détériore davantage", déclare-t-il. Il s'inquiète de l'avenir du Nord-Kivu après les élections de 2023, craignant que cela ne légitime la menace de balkanisation provenant du Rwanda.

Cet élu de la ville de Goma a souligné un point crucial qui concerne la représentativité des élections. Il met en avant le cas des populations du territoire de Rutshuru et de Masisi qui n'ont pas été enrôlées, ce qui remet selon lui en question la légitimité des résultats électoraux dans ces zones.

 "Si Lubero, Béni, Goma et Butembo élisent des députés provinciaux tandis que Masisi et Rutshuru en sont privés, cela signifie qu'il n'y aura pas de députés provinciaux siégeant à Goma, et par conséquent, aucun gouverneur civil ne sera élu", explique-t-il.

 

Face à cette situation préoccupante, celui-ci propose une solution d'un cessez-le-feu politique. Il appelle l'ensemble de la classe politique du Nord-Kivu à refuser de se porter candidat aux élections provinciales tant que Rutshuru et Masisi ne seront pas libérées. Sans la participation de ces territoires, il estime que les élections provinciales n'auront pas leur crédibilité. Il fait également appel au gouvernement et à la communauté internationale pour qu'ils s'impliquent activement dans la libération de ces zones.

 

 

"Nous devons faire un choix, ma proposition est simple, que toute la classe politique du Nord-Kivu accepte de décréter un cesser le feu politique, nous disons à la ceni et au gouvernement que nous n'allons pas déposer nos candidatures à la députation provincial, sans masisi, sans Rutshuru la députation provincial n'aura aucun résultat , nous exigeons que le gouvernement et la communauté internationale fasse des miracles pour libérer ses deux territoires," estime-t-il.

 

 

Ce dernier a également mis en avant des inquiétudes quant à l'efficacité des forces militaires présentes dans la région. Malgré la présence d'un grand nombre de troupes, il constate une absence de volonté politique pour libérer Rutshuu et les groupements de Masisi, occupés par le M23. Il insiste sur l'urgence de ce problème et souligne que la priorité doit être donnée à la libération de ces territoires ainsi qu'au retour des déplacés dans leur lieu d'origine.

"Nous avons au Nord-Kivu 14 mille militaires de la munusco, nous avons 5mille militaires EAC, on nous annonce l'arrivées des 1000 militaires de la SADC, l'arrivées de 500 militaires de l'Angola, nous avons plus ou moins 5000 wazalendo , nous avons 21000 FARDC, ça fait au total 47000 militaire, comment 47000 militaires peuvent être incapables de libérer un seul territoire de Rutshuu, de libérer les 3 groupements de masisi occupés par le M23, c'est pas un problème militaire, c'est un problème d'absence volonté, a-t'il ajouté.

 

 

Ce cadre du parti politique Ecidé de Martin Fayulu demande un audit du fichier électoral qui, selon lui, contient 10 millions de faux électeurs. Il estime que si les conditions mentionnées sont réunies, il déposera sa candidature. Dans le cas contraire, il alerte sur le risque d'une escroquerie électorale imminente.

Lundi 17 juillet 2023 - 07:40