Par Patrick Kitoko
Dans son allocution lors de la célébration, ce 05 mai 2025 à Kinshasa, de la journée mondiale de la liberté de la presse, le président du CSAC - Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication- a alerté sur l'impact qu'a l'intelligence artificielle dans la désinformation et la falsification de l'information. Christian Bosembe a donc invité les professionnels de médias à plus de responsabilités dans l'exercice de leur métier afin de protéger la vérité.
“ L'intelligence artificielle est une arme de guerre numérique. L'histoire nous enseigne que dans le moment de crise l'information devient aussi cruciale que les armes. Pendant les guerres, les puissances ont toujours cherché à manipuler les masses à travers les récits. Mais aujourd'hui, la guerre de l'information n'est plus menée avec de tracts ou des affiches, aujourd'hui elle est menée sur les réseaux sociaux par de vidéos, des textes générés par l'intelligence artificielle ”, a déclaré Christian Bosembe.
Pour le président du CSAC, c'est ici l'occasion de réveiller le journaliste sur son rôle surtout en ce moment où la RDC -Republique démocratique du Congo- connait une guerre d'agression menée par la coalition rebelle M23-AFC soutenue par le Rwanda.
“ Le rôle du journaliste devient crucial, il s'agit pas seulement de 0rapporter les faits mais aussi de lutter contre l'illusion de la vérité. La désinformation devient donc un vecteur de déstabilisation. Mal informer c'est trahir. La plume peut être destructrice qu'une arme ”, interpelle-t-il.
Pour rappel cette journée, qui a connu la participation des autorités de la République notamment le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a été célébrée sous le thème : « Le journaliste congolais face au défi de l'intelligence artificielle : information et désinformation en ce temps de guerre d'agression rwandaise ».