Par la Rédaction
Depuis dimanche 18 mai 2025, des affrontements violents opposent les rebelles de la coalition du M23-AFC, appuyés par le Rwanda, aux résistants Wazalendo du groupe CMC/FDP, dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. En marge de ces combats, plusieurs cas de violences contre les populations civiles ont été signalés, notamment dans les localités de Bukombo, Mashango, Kojo, Kanyatsi et Munema.
D’après des sources locales, deux civils, une femme et son enfant, ont été tués à Bukombo, dans des circonstances attribuées aux rebelles du M23-AFC. Par ailleurs, des incendies à grande échelle ont été enregistrés dans plusieurs villages : plus de 22 maisons à Mashango, 17 à Kojo/Rusave, 27 à Kanyatsi, et plusieurs autres actuellement en cours à Munema.
"Ce sont des villages réduits en cendres, des familles dispersées et des cris dans les collines", a témoigné un habitant ayant fui les violences. Des images de maisons calcinées et d'habitants en fuite circulent déjà sur les réseaux sociaux, attisant la colère et la douleur dans cette région déjà éprouvée.
Des voix s’élèvent pour dénoncer des actes qualifiés de "crimes de guerre" et interpeller les garants de l’accord de cessez-le-feu de Luanda et Nairobi. "Les soit disant libérateurs dont se réclament ces rebelles ne laissent que ruines et larmes sur leur passage", a ajouté un acteur local de la société civile.
La situation reste tendue dans cette partie du Nord-Kivu, où les combats se poursuivent et la population continue de fuir en masse, abandonnant maisons, champs et bétails.