Par la Rédaction
Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu a dénoncé, mercredi 10 décembre 2025 à Baraka, des atrocités d’une ampleur inédite commises contre les populations civiles dans la plaine de la Ruzizi et la ville d’Uvira. Selon les données recueillies dans les structures sanitaires de la région, plus de 413 personnes ont été tuées par balles, grenades ou bombardements au cours des derniers jours.
Les localités les plus touchées sont Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba et Uvira. De nombreuses femmes, enfants et jeunes figurent parmi les victimes, selon le communiqué officiel. Les autorités provinciales attribuent ces "agissements barbares" à des soldats rwandais et à des mercenaires étrangers opérant dans la zone.
Pour le Gouvernement provincial, ces violences ne relèvent pas d’affrontements ordinaires, mais d’une "intention manifeste de carnage" visant à terroriser les communautés locales et à briser tout tissu social dans la région. Les attaques ciblées contre les familles des résistants locaux sont également mentionnées parmi les faits les plus préoccupants.
La situation humanitaire s’est fortement dégradée : plus de 200.000 personnes ont fui dans une urgence absolue, souvent sans vivres ni abris, créant une pression considérable sur les rares mécanismes d’assistance disponibles. Les autorités provinciales alertent sur un risque de crise humanitaire majeure si les secours tardent à arriver.
Le Gouvernement provincial appelle la communauté nationale et internationale à reconnaître la gravité des violations des droits humains documentées et à prendre des mesures immédiates pour protéger les civils. Il insiste sur l’urgence d’une réponse coordonnée afin d’éviter un "nouveau carnage à grande échelle" dans l’Est de la République démocratique du Congo.