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Masisi : la société civile alerte sur des arrestations et détentions arbitraires imputées aux rebelles du M23-AFC

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Des civils rassemblés dans l’enceinte de l’Hôpital général de référence de Masisi [photo d’illustration]
Des civils rassemblés dans l’enceinte de l’Hôpital général de référence de Masisi [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

La coordination territoriale de la société civile forces vives de Masisi a, dans un communiqué de presse parvenu à opinion-info.cd, ce dimanche 18 janvier 2026, exprimé sa vive inquiétude face à la multiplication des cas d’arrestations et de détentions qu’elle qualifie d’arbitraires dans plusieurs entités du territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu.

Selon ce document, plusieurs dizaines de citoyens, hommes et femmes, ont été interpellés entre le 20 décembre 2025 et le 10 janvier 2026, dans différentes agglomérations, notamment à Sake, Masisi-centre et dans d’autres localités environnantes. La société civile fait état de personnes transférées vers Mushaki, Goma ou Bihambwe, tandis que d’autres seraient détenues dans des lieux non officiellement connus, voire portées disparues.

La coordination territoriale indique que, dans de nombreux cas, les familles des personnes arrêtées ignorent les motifs exacts de leur interpellation ainsi que les lieux de détention. Elle affirme que certaines arrestations seraient liées aux événements survenus le 23 décembre 2025 à Sake, évoquant notamment des accusations de boycott forcé de manifestations, sans que des procédures judiciaires claires n’aient été portées à la connaissance des proches des victimes.

La société civile dénonce également une situation qui, selon elle, ne se limite pas à Masisi-centre ou à Sake. Des cas similaires seraient rapportés dans plusieurs autres entités du territoire, notamment à Kitshanga, Mweso, Kalembe, Shasha-Kirotshe-Bweremana, Mushaki, Ngungu, Rubaya, Bihambwe, Nyabiondo, Katale, Buuli, Lusherebe et Kibabi. Elle estime que ces pratiques portent gravement atteinte aux droits fondamentaux, notamment au droit à la liberté et à l’intégrité physique.

Dans son communiqué, la coordination territoriale rappelle le principe selon lequel la liberté demeure la règle et la détention l’exception. À ce titre, elle exige la libération sans condition de toutes les personnes détenues arbitrairement et demande qu’un contrôle préalable de leur état de santé soit systématiquement effectué pendant toute la période de détention.

La société civile de Masisi appelle enfin les autorités compétentes à mettre un terme à ces pratiques, avertissant que derrière certaines arrestations et détentions se cacheraient des actes de torture et d’autres traitements attentatoires à la dignité humaine. Elle réaffirme sa détermination à poursuivre le plaidoyer en faveur du respect des droits humains et de l’État de droit dans l’ensemble du territoire.

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Dimanche 18 janvier 2026 - 18:45