Par Serge Mavungu
Douze journalistes d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu, ont participé à une session de renforcement des capacités consacrée à la communication sur la maladie à virus Ebola. L'activité a été organisée par la SYMUF-MP avec l'appui de la Coopération suisse à travers la Direction du développement et de la coopération (DDC).
Cette formation visait à doter les professionnels des médias des connaissances nécessaires pour informer le public avec rigueur, tout en évitant de susciter la peur au sein des communautés. Les participants ont été sensibilisés à la compréhension de la maladie, à l'identification des signes d'alerte ainsi qu'aux bonnes pratiques en matière de prévention.
Le chef de bureau de la SYMUF-MP à Uvira, Trésor A'OCI, a insisté sur le rôle essentiel des médias dans la riposte contre Ebola. Selon lui, les journalistes doivent contribuer à combattre les rumeurs en diffusant des informations fiables et vérifiées afin d'aider la population à adopter les comportements appropriés.
Animée par Daniel Deidei, représentant de la Zone de santé d'Uvira, la séance a également permis de rappeler les caractéristiques de la maladie. Ebola est une fièvre virale grave qui se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d'une personne infectée ou, dans certains cas, à partir d'animaux sauvages tels que les chauves-souris. Les premiers symptômes, notamment une forte fièvre, une fatigue intense, des vomissements et des diarrhées, peuvent apparaître entre deux et vingt et un jours après l'exposition au virus.
Abordant la situation épidémiologique, le facilitateur a indiqué que la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie d'Ebola, actuellement localisée en Ituri. Il a toutefois précisé que les deux cas récemment confirmés au Sud-Kivu sont désormais guéris et continuent de faire l'objet d'un suivi médical.
Les participants ont enfin été rappelés aux principales mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l'évitement de tout contact avec les personnes malades ou les dépouilles, la non-consommation de viande de brousse crue ainsi que le recours au préservatif pendant plusieurs semaines après la guérison d'un patient. En cas de suspicion, il est recommandé d'alerter rapidement les services de santé et d'isoler la personne concernée jusqu'à l'arrivée des équipes médicales.
À travers cette initiative, la SYMUF-MP entend renforcer la collaboration entre les professionnels de santé et les médias afin de promouvoir une communication responsable lors des épidémies.