Par Serge Mavungu
La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce dans le nord-est de la République démocratique du Congo avec l’arrivée de 2 000 doses de vaccin destinées à la Tshopo et au Bas-Uele.
D’après le chef de la Division provinciale de la Santé (DPS), Dr Bienvenu Ikomo, qui s’est confié au média en ligne Congo Croissance, ces doses sont destinées aux deux provinces concernées par la menace épidémique. À Kisangani, la vaccination ciblera en priorité les personnels directement monté impliqués dans la réponse à l’épidémie, notamment dans les zones de santé de Makiso, Kabondo et Mangobo.
Bafwasende au cœur des préparatifs
La situation demeure particulièrement préoccupante dans la zone de santé de Bafwasende, où les autorités sanitaires poursuivent les préparatifs en vue du déploiement de la vaccination.
Avant le lancement de l’opération, plusieurs préalables doivent encore être remplis, notamment l’identification et la sensibilisation du personnel de première ligne, ainsi que le recensement des structures sanitaires ayant accueilli des patients confirmés positifs à Ebola.
La Tshopo compte désormais dix cas confirmés d’Ebola, selon les informations communiquées par les autorités sanitaires provinciales.
Des tensions compliquent la riposte
Malgré les efforts déployés, la réponse à l’épidémie reste confrontée à des difficultés sur le terrain, notamment en raison de la résistance d’une partie de la population.
À Bafwasende, des équipes engagées dans la riposte ont récemment été agressées, illustrant les tensions susceptibles d’entraver les opérations sanitaires.
Face à cette situation, les autorités appellent la population à collaborer avec les équipes de riposte et à respecter les mesures de prévention. Le respect des gestes barrières et le recours rapide aux services de santé en cas de symptômes suspects restent essentiels pour limiter la propagation du virus.
Les populations de la Tshopo, du Bas-Uele et de Kisangani sont invitées à rester vigilantes et à signaler rapidement aux personnels de santé tout cas présentant des symptômes compatibles avec la maladie à virus Ebola.
La réussite de la riposte dépendra non seulement de la disponibilité des vaccins, mais aussi de l’adhésion et de la collaboration des communautés.