Par Gloire Balolage
Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a indiqué que la loi de finances 2026, promulguée le 29 décembre 2025, consacre la consolidation de la discipline budgétaire engagée par le Gouvernement. Il a rappelé que cette loi avait été adoptée en termes identiques par les deux chambres du Parlement, conformément à la Constitution, renforçant ainsi la crédibilité de l’action publique.
Le ministre a précisé que le budget 2026 est établi en équilibre, avec des recettes et dépenses évaluées à 22 milliards de dollars. Ce budget prend en compte les priorités fixées dans le programme d’actions du Gouvernement et s’inscrit dans une dynamique de soutenabilité fondée sur une amélioration progressive de la pression fiscale. Il a également insisté sur l’obligation pour tous les ordonnateurs et entreprises publiques de respecter les principes budgétaires en vigueur.
Ces explications ont été rendues publiques lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres. Le compte-rendu de cette séance a été lu à la télévision nationale par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, qui a présenté les points essentiels abordés au cours de cette réunion.
Dans son intervention, le ministre du Budget a rappelé le rôle central du manuel de procédure et du circuit de la dépense publique. Ces outils garantissent le respect des standards à chaque étape de la chaîne de dépenses, y compris dans l’application des procédures de passation des marchés publics, essentielles pour assurer transparence et conformité.
Il a souligné que la discipline budgétaire est un impératif pour une gestion efficace des finances publiques. Le respect strict des règles établies contribue à la maîtrise des dépenses, à la régulation des crédits et au bon fonctionnement des institutions publiques, a-t-il indiqué devant le Conseil.
Le ministre a également informé les membres du Gouvernement du lancement progressif de la déconcentration de l’ordonnancement avec neuf ministères pilotes. Cette réforme vise à rapprocher la gestion financière des centres décisionnels et à améliorer la réactivité administrative.
Ces ministères pilotes exerceront les fonctions d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement de la dépense.
Le tout se fera sous la régulation des crédits et le contrôle budgétaire du ministre du Budget, tandis que la supervision de la trésorerie restera assurée par le ministre ayant les Finances dans ses attributions. Cette étape marque une avancée importante vers une modernisation de la gestion publique.