Commerce extérieur : la suppression de la taxe OCC de 10 dollars par le Gouvernement congolais soulage les exportateurs de café et de cacao du Nord-Kivu et de l’Ituri [ASSECCAF]

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Le président national de l’ASSECCAF, Benjamin Kakule Munzenda [photo d'illustration]
Le président national de l’ASSECCAF, Benjamin Kakule Munzenda [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Le ministère du Commerce extérieur a annoncé la suppression de la perception illégale de 10 dollars américains prélevée par l’Office congolais de contrôle (OCC) sur le cacao et le café dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette décision, portée par le ministre Julien Paluku Kahongya, met fin à une pratique contestée depuis plusieurs années par les opérateurs du secteur agricole.

L’Association des exportateurs de cacao, café et autres produits agricoles (ASSECCAF) salue cette mesure du gouvernement, estimant qu’elle constitue une avancée majeure pour la santé financière des entreprises œuvrant dans la filière. Pour l’organisation, cette suppression marque le rétablissement des droits des exportateurs et renforce un environnement d’affaires plus favorable.

Le président national de l’ASSECCAF, Benjamin Kakule Munzenda, a exprimé sa satisfaction en rappelant que cette taxe avait été imposée à chaque traversée des produits agricoles exportés de l’Ituri vers le Nord-Kivu depuis 2016. Selon lui, malgré les dénonciations répétées des exportateurs et des entreprises, la perception avait continué de peser sur les activités du secteur.

« C’est avec joie que les entreprises et les sociétés ont accueilli le message du ministre du Commerce extérieur annonçant la suppression de la taxe de 10 $ par tonne imposée par l’OCC ».

Il a ajouté que cette mesure, en vigueur depuis plusieurs années, était « finalement levée grâce à la décision du ministre Julien Paluku, qui remet ainsi les opérateurs économiques dans leurs droits ».

Il a également rappelé que cette perception, qualifiée d’illégale, « constituait une charge pendant des années pour les exportateurs, les entreprises et la population, en violation des lois de la République ».

Selon lui, sa suppression aura « un impact positif sur la santé des sociétés œuvrant dans ce secteur », permettant d’alléger les coûts et de renforcer la compétitivité des produits congolais à l’international.

Cette décision du ministre du Commerce extérieur s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation du climat des affaires en République démocratique du Congo. Elle vise à garantir un environnement économique plus transparent et à éliminer les pratiques susceptibles de freiner la libre circulation des biens.

Le ministère rappelle enfin que cette mesure répond également aux exigences de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ratifié par la RDC en juillet dernier. Cet accord impose la suppression de toutes les pratiques contraires à la libre circulation des produits et encourage une meilleure fluidité des échanges commerciaux au niveau national et international.

Dimanche 11 janvier 2026 - 23:20