Par Prosper Buhuru
Le Gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a été reçu en audience par le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo. Au cœur des échanges : les avancées concrètes de la relance agricole dans une province qui refuse désormais de se limiter à son image minière.
À l’issue de cette rencontre stratégique, Jean Bakomito Gambu a affiché une position claire et sans ambiguïté.
« Notre province, bien que minière, peut également devenir une grande province agricole », a-t-il déclaré sans détour, marquant ainsi une rupture nette avec le modèle du « tout-minier » qui a longtemps prévalu.
Le Gouverneur a salué les appuis substantiels déjà matérialisés par le Gouvernement central : mise à disposition de tracteurs agricoles ; fourniture de semences améliorées ; notamment pour les cultures pérennes phares comme le café Robusta ; et déploiement d’experts techniques chargés d’évaluer les besoins ; d’encadrer les producteurs et de structurer les filières.
« Longtemps, notre province a été la capitale de l’or vert. Il était question pour nous de voir comment lui redonner cette position. Nous avions besoin de tracteurs, de semences améliorées et d’un accompagnement technique. Aujourd’hui, ces appuis sont une réalité », a-t-il insisté, exprimant sa reconnaissance envers le ministre d’État Muhindo Nzangi.
Pour Jean Bakomito Gambu, ces interventions traduisent bien plus qu’un simple soutien ponctuel : elles incarnent une volonté politique ferme de transformer durablement l’agriculture dans une province où ce secteur a été durablement marginalisé au profit de l’exploitation minière. Il appelle à une redynamisation complète des filières de rente (café, palmier à huile, cacao) qui ont, autrefois, constitué le socle économique local.
Cette dynamique s’aligne pleinement sur la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui positionne l’agriculture comme levier prioritaire de diversification économique et de croissance inclusive. Sur le terrain, cela se concrétise par la promotion active des cultures pérennes, l’encadrement technique renforcé des agriculteurs et le développement d’espaces agricoles structurés et productifs.
En choisissant de miser sur une approche complémentaire, minière certes, mais aussi et surtout agricole ambitieuse, le Haut-Uele entend rompre avec une dépendance excessive aux ressources extractives. Le Gouverneur Bakomito l’a martelé : la province ne se contentera plus d’être « minière » par défaut ; elle ambitionne de redevenir un pôle agricole de référence, capable de contribuer significativement à la transformation structurelle de l’économie nationale.