Par Gloire Balolage
Le Gouverneur du Kongo Central, Grâce Bilolo, a été auditionné ce lundi au parquet général près la Cour de cassation, à Kinshasa. Cette audition, qui a duré plus de deux heures, s’inscrit dans le cadre d’une instruction judiciaire liée à sa gestion à la tête de la province, à la suite d’un rapport établi par l’Inspection générale des finances (IGF).
Selon les éléments disponibles, cette première audition portait essentiellement sur le contenu du rapport de l’IGF. Ce document découle d’une mission de contrôle menée pour l’exercice 2025, couvrant la période de janvier à septembre de la même année. L’instruction judiciaire concernant ce dossier suit son cours conformément aux procédures en vigueur.
À l’issue de cette comparution, l’autorité provinciale n’a pas été retenue par la justice et a été autorisée à regagner son domicile en homme libre. Aucune mesure restrictive n’a été annoncée à son encontre à ce stade de la procédure, ce qui confirme que l’enquête se poursuit sans privation de liberté.
Son avocat, Me Kelly Mukendi, s’est exprimé devant la presse pour apporter des précisions sur le déroulement de l’audition. Il a indiqué que, bien que l’instruction soit couverte par le principe du secret, l’entretien avec les magistrats s’est concentré principalement sur les conclusions du rapport de l’IGF.
La défense s’est montrée confiante quant à la suite du processus judiciaire. Selon Me Mukendi, l’audition s’est déroulée dans des conditions normales et les moyens de défense ont été présentés. Il a également affirmé qu’aucun élément alarmant ou grave, contrairement à certaines informations relayées, n’aurait été confirmé à ce stade.
Il a, par ailleurs, insisté sur le fait que le gouverneur reste libre de ses mouvements et qu’il reprend ses activités. Il a indiqué que son client demeure en fonction à la tête du Kongo Central tout en restant à la disposition de la justice pour la suite de l’instruction.
Toutefois, Kelly Mukendi a appelé à la prudence dans le traitement de cette affaire. Il a souligné que, si des griefs devaient être retenus, le procureur communiquerait officiellement en temps opportun.