Par Don Benjamin Makolo
L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a exprimé son soutien aux efforts engagés en faveur d’un dialogue national en République démocratique du Congo, tout en posant plusieurs conditions qu’elle juge indispensables à la réussite de cette démarche. Cette position est contenue dans un communiqué de presse publié ce jeudi 23 juillet 2026 à Kinshasa.
Dans ce document, l’organisation estime que, « dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, les tensions politiques, les violations des droits humains et les difficultés socio-économiques », le dialogue « demeure un instrument essentiel pour renforcer la cohésion nationale, restaurer la confiance entre les acteurs et promouvoir des solutions durables aux crises qui affectent la RDC ».
L’ACAJ rappelle toutefois que le succès de ce processus est conditionné notamment par « la participation effective des principales forces politiques, sociales et citoyennes du pays », « le respect de la Constitution, de l’État de droit et des droits fondamentaux », ainsi que par « la prise en compte des préoccupations des victimes des conflits, des femmes, des jeunes et des communautés directement touchées par la guerre qui sévit à l’Est de la RDC ».
L’organisation insiste également sur « l’engagement sincère des participants à rechercher des solutions dans l’intérêt supérieur de la Nation, en écartant toute logique de conquête ou de conservation du pouvoir », peut-on lire dans le communiqué.
Par ailleurs, l’ACAJ encourage « les autorités de la République, les acteurs politiques, les groupes armés concernés par les processus de paix, les confessions religieuses, la société civile ainsi que les partenaires régionaux et internationaux à soutenir cette initiative dans un esprit de responsabilité, de bonne foi et de patriotisme », indique encore le document.
L’association met cependant en garde contre toute démarche qui compromettrait les droits des victimes au nom du dialogue.
« Ce dialogue ne devra pas servir de cadre pour récompenser les auteurs des violations graves des droits de l’homme et priver les victimes de justice », peut-on lire dans le communiqué, qui cite le président de l’ACAJ, Me Georges Kapiamba.
Le président de l’ACAJ conclut également qu’« il est contradictoire et immoral de défendre l’État de droit tout en soutenant les auteurs desdites violations graves des droits de l’homme », rapporte le communiqué.