Par Grevisse Tekilazaya
Les réactions vont dans tous les sens après l'annonce d'une motion de défiance contre le deuxième vice-président du sénat, Modeste Bahati Lukwebo. Inquiet de l'évolution de ce dossier à quelques jours de la rentrée parlementaire, le député provincial Nicolas Wemakoy, cadre de l'Action commune pour la République, craint plutôt une déstabilisation des institutions de la RDC.
" Modeste Bahati n'a pas été élu deuxième vice-président comme Président de l'AFDC-A, plutôt dans sa qualité de membre de l'Union sacrée. Il devrait dès lors se référer à la plus haute autorité de référence... Ce sont les députés et sénateurs de l'Union sacrée qui l'ont emmené à ce poste", a dit Nicolas Wemakoy.
Et d'ajouter : " Le sénateur a aussi le droit d'exercer son droit parlementaire. En ce moment, ça me paraît un peu précipité. Aller à cette vitesse pourrait déstabiliser le fonctionnement harmonieux des institutions".
Enfin, l’élu provincial de Kinshasa a reconnu le droit de parole à Modeste Bahati sur n'importe quel sujet d'actualité. Cependant, Nicolas Wemakoy fustige le manque d'esprit d'équipe de la part de Modeste Bahati.
" L'opinion ne reproche pas au sénateur d'avoir pris parole parce que c'est démocratique. Nous sommes dans un contexte, où l'on se retrouve dans une plateforme, qui est l'union sacrée. Pour lever des options politiques, il faudrait une concertation", souligne-t-il.
L'initiateur de la motion de défiance, Dany Kabongo, reproche à Modeste Bahati Lukwebo un « manque de respect » envers le Président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation et initiateur de cette coalition politique.