Par Serge Mavungu
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo renforce les mesures visant à protéger le patrimoine foncier de l’État affecté aux secteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et universitaire. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des orientations données par le président de la République lors de la 89ᵉ réunion du Conseil des ministres du 15 mai 2026, face à la recrudescence des occupations irrégulières, des morcellements illicites et des constructions anarchiques sur les espaces éducatifs publics.
Pour répondre à cette préoccupation, le chef de l’État a instruit le Gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, de mettre en œuvre plusieurs mesures urgentes destinées à préserver durablement ces domaines stratégiques. Parmi celles-ci figurent l’identification exhaustive des établissements concernés, leur bornage, leur sécurisation foncière ainsi que l’élaboration d’une cartographie numérique.
Dans cette perspective, une réunion technique s’est tenue le mercredi 17 juin 2026 à la Primature sous la direction du Directeur de cabinet adjoint de la Première Ministre chargé des questions socioculturelles, Eddie Tambwe. Les représentants des ministères impliqués ont examiné les mécanismes susceptibles de renforcer la protection du patrimoine immobilier de l’État dédié à l’éducation.
Les discussions ont notamment porté sur l’identification des cas de spoliation, les opérations de bornage, les stratégies de sécurisation foncière et la mise en place d’un système de cartographie numérique des différents sites concernés.
À l’issue de cette séance de travail, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à accélérer le processus. Celles-ci prévoient notamment l’exploitation des rapports établis par les ministères concernés sur les cas recensés, leur confrontation avec les archives et données disponibles auprès des administrations compétentes, la vérification des informations avec la commission ad hoc du ministère des Finances, l’organisation de missions de terrain, la production d’une synthèse des constats ainsi que l’examen approfondi des aspects juridiques et judiciaires afin de préparer les actions en justice nécessaires.
Les travaux ont également abouti à la décision de créer une sous-commission juridique chargée d’analyser les contentieux, de proposer les procédures judiciaires appropriées et d’assurer le suivi des dossiers relatifs à la récupération et à la protection des domaines éducatifs de l’État.
Au terme de ce processus, un rapport final sera soumis à la Première Ministre afin de servir de base à l’accélération des mesures engagées par le Gouvernement pour garantir la préservation durable du patrimoine public destiné à l’éducation et à la formation.