Par Gloire Balolage
Le coordonnateur humanitaire des Nations unies en République démocratique du Congo, Damien Mama, a poursuivi ce mercredi 9 septembre sa mission au Nord-Kivu par une série d'échanges avec les autorités provinciales. Arrivé à Beni dans le cadre d'une visite de quatre jours, il a été reçu au gouvernorat par le gouverneur militaire, le général-major Evariste Somo Kakule.
Les échanges ont porté sur les principaux enjeux auxquels la province est confrontée sur le plan humanitaire et sanitaire. Cette rencontre de familiarisation et de courtoisie a réuni, aux côtés de Damien Mama, des représentants des agences du système des Nations unies ainsi que de la MONUSCO.
La mission de Damien Mama vise notamment à s'enquérir de la situation humanitaire, sanitaire et sécuritaire qui prévaut dans la province, particulièrement dans la région de Beni. Cette démarche intervient alors que les besoins des populations vulnérables et les conditions d'intervention des acteurs humanitaires constituent des préoccupations majeures dans plusieurs zones affectées.
Au cœur des discussions avec les autorités provinciales figurait d'abord la coordination de l'aide humanitaire en faveur des personnes déplacées. Les deux parties ont également évoqué la nécessité de faciliter l'accès des populations vulnérables à cette assistance et de permettre aux organisations humanitaires intervenant dans les zones affectées de poursuivre leurs opérations dans les conditions nécessaires.
La riposte contre la maladie à virus Ebola a également occupé une place importante dans les échanges. Damien Mama entend soutenir les efforts des autorités congolaises et des partenaires engagés dans la réponse à la 17e épidémie d'Ebola qui sévit dans la province. La sécurisation des acteurs humanitaires déployés sur le terrain a également été abordée, dans l'objectif de faciliter leur accès aux populations ayant besoin d'assistance.
La mission de la délégation onusienne s'est par ailleurs poursuivie à Beni, où elle s'est rendue pour s'enquérir directement de la situation humanitaire, sanitaire et sécuritaire. Cette démarche intervient dans un contexte marqué, selon les éléments communiqués par le gouvernorat, par la persistance de la guerre, l'activisme des groupes armés et les déplacements massifs de populations. Des milliers de familles vivent notamment dans des sites de fortune à Beni, Lubero et dans le Masisi, avec un accès limité à l'eau, aux soins et à la nourriture.