Par Patrick Kitoko
Le gouvernement congolais poursuit le renforcement des infrastructures sanitaires à travers le pays. Dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL 145-T), plus de 700 centres de santé de proximité sont prévus, dont 300 sont déjà achevés et en cours d'équipement.
Cette initiative vise principalement à rapprocher les soins de santé des populations, notamment celles vivant dans les zones éloignées des grands centres urbains. Les infrastructures construites dans le cadre du programme sont conçues pour dépasser le simple modèle de centre de soins de base et fonctionner comme de véritables structures hospitalières de proximité.
Ces établissements doivent notamment être en mesure d'assurer la prise en charge de certains cas nécessitant des soins plus spécialisés, notamment les accouchements compliqués et certains actes de petite chirurgie.
L'ambition est ainsi de réduire les distances parcourues par les patients et d'améliorer la prise en charge médicale au niveau local. En parallèle à la construction de ces centres de santé, les autorités poursuivent la réhabilitation et la construction des hôpitaux généraux de référence dans plusieurs provinces du pays. Cette politique s'inscrit dans une volonté plus large de modernisation du système national de santé et de renforcement du plateau technique.
À Kinshasa, le Centre hospitalier universitaire ex-Mama Yemo fait également l'objet d'importants travaux de transformation. Trois nouveaux bâtiments doivent venir compléter les installations existantes et permettre de porter la capacité d'accueil de l'établissement à 800 lits.
Cette dynamique concerne également le développement des hôpitaux de référence et des hôpitaux universitaires à travers le territoire national. L'objectif affiché est de disposer d'infrastructures sanitaires mieux adaptées aux besoins de la population et dotées d'équipements permettant une prise en charge plus efficace.
Au-delà de la construction et de la modernisation des bâtiments, le défi reste celui de garantir un accès effectif à des soins de qualité et financièrement accessibles. Pour les autorités, l'amélioration des infrastructures et des équipements doit donc aller de pair avec une meilleure disponibilité des soins et une prise en charge répondant davantage aux besoins des Congolais.
À travers ces différents chantiers, le secteur de la santé apparaît ainsi comme l'un des axes majeurs de la politique de développement local, avec l'ambition de rapprocher progressivement les services de santé des communautés et de renforcer les capacités des établissements hospitaliers à travers la RDC.