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Défendre les femmes, protéger les victimes : une responsabilité qui dépasse les frontières [Tribune]

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Une femme victime, avant et après l’agression physique de son mari.
Une femme victime, avant et après l’agression physique de son mari.

La protection des femmes et des enfants ne devrait jamais être une question de politique, de nationalité ou de frontières. Lorsqu’une personne est potentiellement victime de violences, de menaces ou d’atteintes à sa dignité, notre responsabilité collective est de prendre la situation au sérieux et de permettre aux organismes compétents d’intervenir.

Dans le cas de Madame Linda, qui vit à Kinshasa avec son mari, des éléments présentés comme des images compromettantes seraient en circulation. Si ces éléments permettent d’établir des faits graves, ils devraient être transmis dans le strict respect de la loi, de la vie privée et de la dignité de la personne concernée, aux autorités judiciaires ou aux associations spécialisées dans la défense des femmes en République démocratique du Congo et, le cas échéant, en France, notamment si le mari s’y rend régulièrement.

Il ne s’agit pas de diffuser des images intimes ou de contribuer à une quelconque humiliation. Au contraire, la priorité doit être la protection de la victime présumée. Les éventuelles preuves doivent être conservées et communiquées uniquement aux structures habilitées à les examiner. Cette affaire présente, si les faits sont confirmés, une dimension qui dépasse les frontières et nécessite donc une approche responsable et coordonnée.

Défendre les femmes au-delà des clivages politiques

Au-delà de toute considération politique, j’ai toujours œuvré en faveur de la défense des femmes, de la protection des enfants et de la cause animale. Cet engagement m’amène à considérer que toute situation susceptible de mettre en danger ou de porter atteinte à la dignité d’une femme doit être examinée avec sérieux.

Je regrette de constater que certains comportements qui devraient faire l’objet d’une réponse judiciaire peuvent parfois donner le sentiment de rester impunis. Je pense notamment à l’affaire concernant Koffi Olomidé, interpellé à Kinshasa après un geste déplacé envers l’une de ses danseuses à Nairobi.

Il ne s’agit pas ici de comparer des affaires qui peuvent être juridiquement différentes, ni de condamner qui que ce soit sans décision de justice. Il s’agit simplement de rappeler que la loi doit s’appliquer à tous et que la protection des victimes doit rester une priorité.

Une exigence de responsabilité

La République démocratique du Congo, comme tout État, doit pouvoir garantir la protection de ses citoyens, particulièrement lorsqu’il s’agit de femmes et d’enfants exposés à des violences ou à des atteintes à leur dignité.

Notre devoir est donc de rester vigilants, sans tomber dans la diffamation, la vengeance ou la diffusion d’images privées. La justice doit être saisie lorsque cela est nécessaire, et les faits doivent être établis par les autorités compétentes.

La défense des femmes n’est pas un combat politique. C’est un combat pour la dignité humaine, la justice et le respect de la loi.

Nharly AMISI KM

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Mercredi 26 août 2026 - 17:34