Par Prosper Buhuru
La maladie à virus Ebola poursuit sa progression dans le territoire de Lubero. La zone de santé de Kayna, située au sud du territoire, a enregistré son premier cas confirmé, ce vendredi 4 septembre 2026, portant à six le nombre de zones de santé affectées par la 17ᵉ épidémie d’Ebola à souche Bundibugyo dans cette partie de la province du Nord-Kivu.
Le cas concerne un jeune homme de 21 ans, arrivé de Butembo, au nord de Lubero. D’après des sources médicales locales, il avait été identifié dans le cadre du dispositif de surveillance mis en place pour suivre les personnes exposées à la maladie.
Le voyageur avait été intercepté le 2 septembre à un point de contrôle dans l’aire de santé d’Itsu, puis placé en quarantaine. Les prélèvements effectués sur lui se sont révélés positifs à Ebola le 3 septembre, selon les mêmes sources.
Face à cette nouvelle contamination, les équipes sanitaires locales ont renforcé la surveillance communautaire ainsi que les activités de sensibilisation dans les zones de Kayna et de Kirumba. L’objectif est notamment d’identifier rapidement d’éventuels contacts et de limiter la transmission du virus au sein des communautés.
Cette confirmation intervient alors que l’épidémie continue de s’étendre dans le territoire de Lubero. Sur les sept zones de santé que compte le territoire, six sont désormais touchées par la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo.
La zone de santé de Masereka a également enregistré un nouveau cas, portant à 12 le nombre total de cas confirmés dans le territoire, selon la situation épidémiologique arrêtée au 3 septembre. Le bilan fait état de deux décès, quatre personnes guéries et six patients actuellement considérés comme des cas actifs.
Cette évolution intervient également deux mois après l’annonce par le mouvement AFC/M23 de la fin de l’épidémie dans les zones placées sous son administration. La réapparition de nouveaux cas confirmés montre, toutefois, que la surveillance épidémiologique demeure nécessaire, particulièrement dans les zones où les mouvements de population peuvent favoriser la propagation du virus.
Avec six zones de santé désormais affectées sur sept, la situation à Lubero renforce l’importance d’une surveillance accrue, de l’identification rapide des contacts et d’une implication des communautés dans les mesures de prévention et de contrôle de l’épidémie.