Par Don Benjamin Makolo
Le gouvernement de la République démocratique du Congo entend faire toute la lumière sur les allégations faisant état de la présence d’uranium dans certaines exportations d’hydroxyde de cobalt. Dans un communiqué officiel consulté vendredi 21 août 2026, les autorités congolaises affirment placer la transparence et la souveraineté sur les ressources naturelles au cœur de leur réponse.
Dans cette perspective, une campagne d’analyses sera lancée sur un échantillonnage représentatif des exportations d’hydroxyde de cobalt. Les examens seront réalisés par un laboratoire national et un laboratoire international accrédité, selon un protocole présenté comme transparent.
L’opération associera les services techniques compétents, notamment le Centre national de recherche et d’innovation, CENPRI, et le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification, CEEC.
Par ailleurs, un groupe de travail interministériel sera mis en place afin d’examiner les différentes allégations, d’établir les faits, d’évaluer les éventuels risques sanitaires et environnementaux et de formuler les mesures appropriées.
Le gouvernement prévoit que ce groupe de travail rende son rapport dans un délai de 60 jours.
À travers cette démarche, les autorités congolaises entendent privilégier une approche fondée sur des analyses scientifiques et vérifiables, tout en réaffirmant leur volonté d’assurer la traçabilité et la maîtrise des ressources naturelles du pays.