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RDC : le SYMECO dénonce des irrégularités dans le dossier du Dr David Balanganayi

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Le Docteur David Balanganayi au coeur d'une poursuite judiciaire après avoir violenté une patiente dans une structure sanitaire à Kinshasa
Le Docteur David Balanganayi au coeur d'une poursuite judiciaire après avoir violenté une patiente dans une structure sanitaire à Kinshasa

Par Patrick Kitoko 

Le bureau exécutif provincial du SYMECO -Syndicat des médecins de la République Démocratique du Congo- a publié une déclaration officielle exprimant sa vive inquiétude face à ce qu’il qualifie de « graves irrégularités » dans le traitement du dossier du docteur David Balanganayi.

Dans ce communiqué, le SYMECO rappelle les principes fondamentaux qui encadrent la responsabilité des médecins en RDC. En cas de faute professionnelle dans l’exercice de l’art de guérir, un praticien est en effet soumis à une triple responsabilité : ordinale, administrative et judiciaire. Toutefois, souligne le syndicat, le médecin bénéficie également d’un privilège de juridiction, ce qui implique que toute procédure judiciaire à son encontre doit être portée devant un tribunal de grande instance, et non devant un tribunal de paix.

Le syndicat s’insurge également contre la procédure disciplinaire engagée dans cette affaire. Selon le SYMECO, celle-ci aurait été initiée par un chef de division, en violation des dispositions légales en vigueur. L’article 14 du statut des agents de carrière des services publics de l’État attribue en effet cette compétence au supérieur hiérarchique direct du médecin concerné, notamment le médecin directeur.

Autre point de contestation : l’instruction de radiation adressée par le ministre de la Santé à l’Ordre des médecins. Le SYMECO estime que cette démarche ne respecte pas les textes légaux qui régissent la création et le fonctionnement de cette instance en République Démocratique du Congo.

Enfin, le syndicat dénonce les conditions de détention du docteur Balanganayi, jugées inappropriées. Il rappelle qu’une garde à vue d’un professionnel de santé ne saurait être assimilée aux conditions réservées aux détenus de droit commun, appelant au respect de la dignité et des droits de leur confrère.

Face à cette situation, le SYMECO appelle les autorités compétentes à veiller au strict respect des procédures légales et des droits des professionnels de santé, tout en garantissant une justice équitable et transparente.

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Lundi 30 mars 2026 - 18:16