Par Don Benjamin Makolo
Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole a rendu, ce vendredi 3 avril 2026, son verdict dans l’affaire impliquant le Dr David Balanganayi, poursuivi pour coups et blessures simples. À l’issue de la procédure, le praticien a été condamné à une peine de deux mois de prison assortie de sursis.
Cette décision signifie que le condamné ne purgera pas immédiatement sa peine, sauf en cas de récidive, conformément aux dispositions prévues par la législation pénale en vigueur en République démocratique du Congo.
En ce qui concerne les réparations civiles, la juridiction a également condamné l’État congolais à indemniser les parties civiles. Toutefois, les montants alloués, compris entre 2,5 millions et 3 millions de francs congolais, suscitent déjà des réactions mitigées. Plusieurs observateurs estiment ces sommes relativement faibles au regard du préjudice subi.
Du côté de la défense, la réaction ne s’est pas fait attendre. S’exprimant au micro de Radio France Internationale, l’avocat du Dr Balanganayi a déclaré : « Je ramène mon client à la maison », traduisant ainsi sa satisfaction quant à l’issue du procès.
Cette affaire relance le débat sur l’évaluation des dommages et intérêts en matière de violences physiques en RDC, ainsi que sur la perception des décisions judiciaires par l’opinion publique.