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Procès Tshiwewe et consorts : Me Jeannot Bukoko attaque la légalité des actes du Conseil national de cyberdéfense

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Le général Christian Tshiwewe et ses co-accusés, lors d'un procès devant la Haute Cour militaire [photo d'illustration ]
Le général Christian Tshiwewe et ses co-accusés, lors d'un procès devant la Haute Cour militaire [photo d'illustration ]

Par Don Benjamin Makolo

Nouvel épisode de tension judiciaire, ce jeudi 13 août 2026, devant la Haute Cour militaire, dans le procès opposant le ministère public au général Christian Tshiwewe et à plusieurs autres officiers supérieurs des FARDC.

À la barre, Me Jeannot Bukoko, qui assure la défense du général de brigade John Ngoy wa Kabila, ancien officier d’ordonnance de Joseph Kabila, a choisi de contester la régularité d’une partie des éléments versés au dossier par le ministère public.

Au cœur de sa plaidoirie : les actes posés par des agents présentés comme des officiers de police judiciaire (OPJ) du Conseil national de cyberdéfense (CNC).

Pour la défense, ces agents auraient agi sans qualité ni compétence légale pour poser certains actes de procédure.

Me Jeannot Bukoko s’interroge notamment sur le fondement juridique qui aurait permis à ces agents d’interpeller, d’arrêter, de détenir, de perquisitionner, de saisir ou encore de déférer des personnes dans le cadre de cette procédure.

« Où ces gens ont-ils tiré cette compétence ?  Une interrogation qui constitue l’un des axes majeurs de la contestation soulevée devant la Haute Cour militaire. L’avocat de John Ngoy wa Kabila demande ainsi aux juges d’écarter du débat tous les procès-verbaux et autres actes établis par les agents du CNC, estimant qu’ils ne peuvent valablement servir de fondement aux poursuites.

Pour Me Bukoko, si les personnes ayant posé ces actes ne disposaient pas de la qualité juridique requise, les procès-verbaux qui en découlent ne devraient pas pouvoir contribuer à la formation de la conviction des juges.

« Il y a lieu de considérer que ces actes sur lesquels se fonde le ministère public ne puissent nourrir votre conviction », soutient-il devant la Haute Cour militaire.

Cette bataille autour de la validité des actes de procédure pourrait donc peser dans la suite des débats, la défense cherchant à fragiliser une partie des éléments sur lesquels reposent les accusations portées contre son client.

Le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC, comparaît dans ce dossier aux côtés, notamment, des généraux John Numbi, Maurice Nyembo Kufi, John Ngoy wa Kabila et John Sangwa Muhemedi. Les prévenus font face à plusieurs accusations, notamment de complot et de trahison.

Jeudi 13 août 2026 - 16:56