Par Denise Kyalwahi
Près de trois semaines de travaux ont réuni à Nairobi les représentants des États parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique autour de plusieurs enjeux liés à la conservation et à la gestion durable de la nature.
Les activités ont notamment porté sur les aires protégées, la gestion durable de la faune sauvage, la biodiversité marine et côtière, la biologie synthétique, mais aussi sur les moyens nécessaires à la mise en œuvre des engagements internationaux en faveur de la biodiversité.
Les travaux se sont déroulés en deux principales étapes. Du 27 juillet au 1er août, le SBSTTA-28 a examiné les questions scientifiques, techniques et technologiques liées à la biodiversité. Du 4 au 12 août, le SBI-7 s’est penché sur les conditions permettant de traduire les engagements en actions concrètes, notamment à travers le financement, le renforcement des capacités, l’accès à l’information, l’éducation et l’intégration de la biodiversité dans les politiques publiques.
Les participants ont également évalué les progrès réalisés depuis l’adoption, en 2022, du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui fixe 23 cibles à atteindre d’ici 2030.
Avec 130 Parties ayant soumis leurs rapports nationaux et 172 ayant présenté leurs objectifs nationaux, la communauté internationale dispose désormais d’une base importante pour mesurer les avancées et identifier les principaux retards.
Malgré des progrès dans plusieurs domaines de conservation, des défis persistent, particulièrement en matière de financement de la biodiversité, de réforme des subventions néfastes pour l’environnement, de gouvernance, de consommation durable et de prise en compte des impacts des activités économiques sur la nature.
Les discussions ont également accordé une attention particulière au Cali Fund, considéré comme un instrument important pour renforcer la contribution du secteur privé à la conservation de la biodiversité.
Les conclusions des réunions de Nairobi seront désormais transmises à la COP17, qui se tiendra du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan, en Arménie. Cette conférence devra notamment procéder à la première évaluation mondiale des progrès collectifs réalisés dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.
À travers ces différentes activités, les négociations de Nairobi ont ainsi permis de faire le point sur les efforts engagés, les difficultés persistantes et les actions à accélérer pour atteindre les objectifs mondiaux de protection de la biodiversité à l’horizon 2030.