Par Serge Mavungu
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka est attendue, ce vendredi 10 avril 2026, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, pour donner le coup d’envoi de la 11ème édition du Festival Amani. Déplacé cette année de Goma vers la capitale cuprifère, ce grand rendez-vous culturel d’Afrique centrale se tiendra du 10 au 12 avril à l’Institut Kiwele, sous le thème « Redevenir ». Un mot d’ordre choisi pour illustrer la capacité de la culture congolaise à se réinventer tout en restant ancrée dans ses racines.
En délocalisant l’événement né il y a onze ans à Goma, les organisateurs veulent envoyer un message clair : les projets culturels structurants poursuivent leur route, malgré les défis sécuritaires. Pendant trois jours, l’Institut Kiwele accueillera jusqu’à 12 000 festivaliers par jour, venus célébrer la paix à travers la musique, les arts du spectacle et les arts plastiques. Des artistes de la RDC et d’ailleurs partageront la scène, donnant au festival sa dimension internationale et son esprit d’unité.
Pour Guillaume Bisimwa, directeur du festival, Amani est d’abord une école du vivre-ensemble.
« La culture de paix est une éducation. Il faut continuer à sensibiliser jeunes et adultes aux enjeux de cohésion et de développement. Ce festival est une vitrine culturelle, diplomatique et politique dont la RDC peut être fière », souligne-t-il.
Guillaume Bisimwa voit dans la présence de la Cheffe du Gouvernement un signal fort adressé au monde artistique : l’État soutient les créateurs et mise sur la culture comme levier de diplomatie et d’économie.
Sur scène, le public retrouvera des têtes d’affiche comme Ferré Gola, Innoss’B, Youssoupha, Wanny S-King et Evodie Mapenzi. Mais le Festival Amani 2026 ne se limite pas à la musique. Les arts du spectacle et les plasticiens de l’Académie des beaux-arts auront une place centrale, témoignant de la diversité des expressions congolaises et du rôle des métiers d’art dans la création de valeur et d’emplois.
Les artistes saluent eux aussi l’engagement de Judith Suminwa. Wanny S-King, figure du reggae engagé, y voit une occasion de porter des messages d’amour, de cohabitation pacifique et d’unité.
« C’est le soutien du Gouvernement à l’évolution des arts. Nous n’oublions pas Goma, Bukavu ou Uvira qui souffrent, mais ce geste montre qu’on est ensemble pour la paix », confie-t-il.
En accompagnant le Festival Amani, la Première Ministre inscrit la culture dans son Programme d’Actions. Pour l’Exécutif, soutenir un événement rassembleur comme celui-ci, c’est faire des artistes des porte-voix de la paix. Car sans stabilité durable, notamment à l’Est, le développement intégral du pays reste hors de portée.