Par la Rédaction
Un rapport publié par l’organisation Umoja Africa RDC révèle une intensification des violations graves des droits humains, dans les zones sous occupation du M23-AFC et l’Armée rwandaise au Nord-Kivu. Pour le seul mois de juin 2025, 1345 civils ont été affectés par divers abus dans les zones de santé de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo, Goma, Pinga et autres localités environnantes.
Les violences observées vont des enlèvements aux assassinats, en passant par des actes de torture, des incendies de maisons, des cas de viols et des attaques ciblées contre des infrastructures scolaires et sanitaires. À Goma, 118 personnes ont été enlevées tandis qu’à Nyiragongo, les cas de recrutement forcé et de détention illégale ont touché des dizaines de familles. Dans la zone de Pinga, plus de 800 habitations civiles ont été incendiées.
Selon l’organisation, ces actes sont attribués principalement aux rebelles du M23-AFC soutenus par le Rwanda et à certains groupes armés associés. Le contexte de négociations diplomatiques en cours entre Kinshasa et Kigali ne semble pas freiner la spirale des violences, bien au contraire. Les communautés locales continuent de subir une pression constante marquée par des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et un climat généralisé de peur.
Umoja-Afica RDC souligne, par ailleurs, la vulnérabilité croissante des organisations locales de défense des droits humains, dont le travail est entravé par l’insécurité ambiante. L’organisation recommande un appui financier d’urgence à ces structures, ainsi qu’un renforcement de la coopération entre les acteurs impliqués dans la documentation et l’accompagnement des victimes, pour garantir justice et lutte contre l’impunité.
Face à cette situation, le rapport plaide pour une sensibilisation accrue des groupes armés aux principes du droit international humanitaire, dans le but de freiner la dégradation continue de la situation humanitaire dans la province du Nord-Kivu.