Bunia : la MONUSCO forme des détenues pour lutter contre la récidive et préparer leur réinsertion

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Des formations professionnelles dispensées aux détenues de la prison centrale grâce à la MONUSCO pour prévenir la récidive et favoriser la réinsertion
Des formations professionnelles dispensées aux détenues de la prison centrale grâce à la MONUSCO pour prévenir la récidive et favoriser la réinsertion

Par Prosper Buhuru

Plusieurs femmes détenues à la prison centrale de Bunia, en province de l’Ituri, ont bénéficié de trois jours de formations professionnelles et d’un accompagnement juridique et psychosocial, du 18 au 20 février 2026. L’initiative est portée par la MONUSCO, à travers sa Section d’appui à l’administration pénitentiaire.

Cette action répond à une problématique bien identifiée : un nombre important de femmes retournent à la récidive après avoir purgé leur peine, souvent en raison de l’absence d’opportunités économiques et d’un accompagnement adapté à leur sortie de prison.

Dans le cadre de son mandat visant à améliorer les conditions de détention et à préparer les personnes incarcérées à leur réintégration dans la société, la Mission onusienne a établi un partenariat avec l’ONG SOFEPADI –Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral-. Ce partenariat a permis d’adapter au milieu carcéral le programme communautaire « Espace sûr », habituellement déployé dans les villages de l’Ituri.

Pendant trois jours, des dizaines de femmes et de jeunes filles détenues ont bénéficié d’un accompagnement psychologique destiné à les aider à surmonter les traumatismes, notamment ceux susceptibles d’entraîner des comportements à risque en milieu carcéral. Une assistance juridique leur a également été apportée afin de faciliter le suivi de leurs dossiers et, lorsque possible, d’accélérer les procédures en cours.

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En parallèle, des formations pratiques en confection de paniers et en pâtisserie ont été organisées. Pour plusieurs participantes, qui n’ont jamais eu accès à l’école, l’apprentissage de ces métiers représente une première opportunité concrète d’autonomisation économique. Certaines estiment déjà que ces compétences pourront leur permettre de générer des revenus à leur sortie et d’éviter de retomber dans l’illégalité.

La MONUSCO et SOFEPADI envisagent désormais de renforcer cette dynamique en mettant en place, au sein de la prison, une activité génératrice de revenus axée sur la production d’articles de vannerie, tout en identifiant des débouchés pour la commercialisation des produits. Le soutien psychosocial devrait également se poursuivre de manière régulière.

Le directeur de la prison centrale de Bunia, le colonel Camille Nzonzi, a salué l’initiative, rappelant que nombre de femmes incarcérées le sont pour des faits mineurs souvent liés à la précarité. Selon lui, ces formations constituent un levier essentiel pour favoriser leur réinsertion et leur permettre de contribuer positivement à la société après leur libération.

À travers cette action, la MONUSCO entend inscrire la réinsertion sociale au cœur de l’administration pénitentiaire et contribuer à l’humanisation des conditions de détention en Ituri.

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Lundi 23 février 2026 - 10:57