Breaking News

Tony Yoka–Martin Bakole : l’idée d’un deuxième combat s’invite à Kinshasa

Catégorie
Image
Combat entre Martin Bakole et Tony Yoka [photo d’illustration]
Combat entre Martin Bakole et Tony Yoka [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

Kinshasa n’est plus seulement une étape de voyage pour Tony Yoka. La capitale congolaise s’impose désormais comme un symbole, un point de convergence entre une histoire familiale, une carrière professionnelle cabossée et une revanche encore en suspens. De passage en République démocratique du Congo pour la première fois, le boxeur franco-congolais n’élude pas la question qui le poursuit depuis près de quatre ans : un nouveau combat face à Martin Bakole.

Battue une fois, l’ombre de la défaite de Paris-Bercy, en mai 2022, plane toujours sur son parcours. Ce soir-là, Tony Yoka concédait le premier revers de sa carrière professionnelle face à un adversaire congolais plus tranchant. Aujourd’hui, le champion olympique des Jeux de Rio 2016 ne cache plus son désir de réparer cette fracture sportive. Il se dit prêt, volontaire, et surtout demandeur d’un second acte, qu’il aimerait voir se jouer sur le sol congolais.

Mais au-delà du ring, le discours de Yoka glisse vers l’identité. Ni drapeau unique ni frontière rigide. Pour lui, la boxe professionnelle ne se pense plus en termes d’appartenance nationale stricte. Né en France de parents congolais, il revendique une double filiation assumée, vécue comme une richesse plutôt qu’un dilemme. À ses yeux, choisir entre la France et le Congo reviendrait à renier une part de lui-même.

C’est justement cette dimension intime qui donne à Kinshasa une valeur particulière. Le Congo est le point de départ de l’histoire familiale, là où son père, Victor Yoka, a découvert la boxe avant d’émigrer en Europe. Revenir combattre à Kinshasa serait, selon Tony Yoka, refermer un cercle, inscrire son parcours personnel dans une continuité générationnelle, et donner à la revanche sportive une portée symbolique rare.

La balle est désormais dans le camp de Martin Bakole, qui n’a pas tardé à répondre, publiquement et sans détour. Depuis Kinshasa, le poids lourd congolais a lancé un défi frontal, invitant le clan Yoka à passer par les canaux officiels pour concrétiser ce combat tant évoqué. Une manière de rappeler que, sur le ring comme en dehors, les intentions doivent se traduire en actes.

En attendant une éventuelle officialisation, Tony Yoka poursuit son séjour à Kinshasa aux côtés de son père. Tous deux ont été reçus par le ministre des Sports, Didier Budimbu, avec qui ils ont évoqué la possibilité de projets structurants pour la boxe en RDC, dont l’organisation d’un grand événement pugilistique dans la capitale. Un rêve longtemps caressé par Yoka, qui pourrait, s’il se concrétise, transformer Kinshasa en scène majeure de la boxe internationale.

Étiquettes
Lundi 9 février 2026 - 12:23