Par Gloire Balolage
Réuni jeudi à Pretoria, en Afrique du Sud, le Conseil des ministres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a passé en revue plusieurs dossiers liés au fonctionnement et à l'intégration régionale de l'organisation. Parmi les questions examinées figurait notamment la situation des contributions financières de certains États membres, dont celle de la République démocratique du Congo.
Au cours de cette session, les ministres ont analysé l'état des cotisations des pays membres ainsi que les mécanismes susceptibles de permettre aux États en retard de régulariser leur situation. La question du paiement des contributions est en effet essentielle pour assurer le fonctionnement normal des institutions de la SADC et soutenir les différents programmes de coopération régionale.
À l'issue des discussions, le Conseil des ministres a validé le plan de paiement échelonné présenté par la République démocratique du Congo pour régler ses arriérés de contributions au sein de l'organisation. Ce mécanisme prévoit un règlement progressif de la dette à travers plusieurs tranches.
Selon une source proche du dossier, ce calendrier permettra à la RDC d'apurer progressivement l'ensemble de ses arriérés financiers. Le plan adopté prévoit que la dette soit entièrement réglée d'ici au prochain sommet des chefs d'État et de gouvernement de la SADC, programmé pour le mois d'août 2026.
L'adoption de ce mécanisme constitue une étape importante pour la gestion de la situation financière du pays au sein de l'organisation régionale. Elle permet surtout d'éviter, pour l'instant, d'éventuelles sanctions qui auraient pu être prises en raison du non-paiement des contributions.
Grâce à cette décision, la République démocratique du Congo conserve ses droits de participation aux réunions et aux différentes discussions organisées dans le cadre de la SADC. Le pays pourra ainsi continuer à prendre part aux échanges et aux décisions concernant les initiatives régionales.
La délégation congolaise à cette réunion est conduite par le ministre de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, qui représente la RDC aux travaux du Conseil des ministres. Sa participation s'inscrit dans le cadre des efforts visant à maintenir l'implication du pays dans les mécanismes d'intégration et de coopération au sein de la communauté régionale.