Breaking News

Océan Indien : des immigrants congolais et burundais se noient au large de Mitsamiouli, annoncent les autorités comoriennes

Catégorie
Image
Des corps dépêchés après ce drame [photo d’illustration]
Des corps dépêchés après ce drame [photo d’illustration]

Par Gloire Balolage

Les autorités comoriennes ont rapporté qu’au moins 17 migrants, majoritairement originaires de la République démocratique du Congo, ont péri dans un naufrage survenu au large de la Grande Comore, dans l’océan Indien. Plusieurs autres personnes restent portées disparues, alors que les opérations de recherche se poursuivent.

D’après les survivants, le groupe tentait de rejoindre le département français de Mayotte lorsque des passeurs les auraient abandonnés sur un banc de sable proche des côtes comoriennes. Les migrants auraient cru avoir atteint leur destination et se seraient aventurés à la nage pour rejoindre la côte, mais beaucoup ne savaient pas nager et ont été submergés par les eaux.

Le ministre de l’Intérieur comorien, Mohamed Ahamada Assoumani, a indiqué que huit corps avaient été découverts dans la nuit de mercredi à jeudi, puis neuf autres dans la matinée suivante. Il a précisé que les garde-côtes poursuivaient les recherches pour retrouver quatre personnes toujours disparues, et que les survivants s’étaient identifiés comme Congolais.

Les habitants de Mitsamiouli, alertés par des cris de détresse, se sont rendus sur la plage et ont secouru des hommes, des femmes et des enfants en grande difficulté. Selon leurs témoignages, les migrants pensaient avoir atteint Mayotte et ont été déposés sur un banc de sable, mais l’eau devenant rapidement profonde, plusieurs se sont noyés en tentant de gagner la rive.

Un jeune habitant qui a participé aux secours a raconté avoir entendu les cris en regardant un match de football. Il a expliqué que le passeur avait laissé les migrants à seulement quelques mètres du rivage, mais que beaucoup ne pouvaient pas nager et ont été emportés par le courant.

Un survivant congolais âgé de 25 ans a retracé son parcours, affirmant qu’il venait du Nord-Kivu, région touchée par des conflits armés. Après avoir traversé une forêt pendant trois jours, il s’était rendu à Dar es Salaam en Tanzanie, avant d’embarquer pour un trajet de sept jours sur un bateau où les passagers étaient entassés et manquaient de nourriture et d’eau.

Selon les autorités, certains passagers étaient également originaires du Burundi. Elles ont rappelé que le bilan restait provisoire et ont souligné la dangerosité des traversées clandestines dans l’océan Indien, mettant en lumière la vulnérabilité des migrants en route vers Mayotte. 

Étiquettes
Vendredi 20 mars 2026 - 11:03