Patrick Kitoko
La prison d'Inongo, vieille de plus d'un siècle, est dans un état de délabrement avancé. Construite en 1923, elle présente des murs fissurés, une toiture endommagée, des cellules sans portes et un manque total d'eau potable, d'électricité et de latrines. Les conditions de détention sont inhumaines, selon le gardien pénitentiaire intérimaire, Pius Ebiaku Mpolo.
"Les prisonniers qui sont ici sont des prisonniers volontaires. Il y a partout des risques d'écroulement des murs. Ils vivent sans eau potable, sans lumière et sans latrines", a-t-il déclaré.
Face à l'abandon des autorités, le personnel pénitentiaire et les détenus ont dû s'organiser pour rendre les lieux praticables. Le responsable pénitentiaire lance un appel pressant pour la réhabilitation de la prison ou la construction de nouveaux pavillons.
La situation d'Inongo est loin d'être un cas isolé. Les prisons congolaises souffrent de surpopulation, d'infrastructures vétustes et de manque de ressources. Les organisations de défense des droits des détenus dénoncent des conditions assimilables à des traitements cruels, inhumains et dégradants.
La réhabilitation de la prison d'Inongo est urgente pour garantir la dignité humaine, la sécurité et la justice pour tous.