Par Patrick Kitoko
Lors du Forum national des affaires coutumières, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a appelé à une meilleure coordination entre la justice formelle et les mécanismes coutumiers, afin de consolider la cohésion sociale et améliorer la gestion des conflits au sein des communautés.
S’exprimant devant les autorités coutumières, les représentants de l’État et les acteurs de la société civile, le ministre a souligné l’importance du rôle joué par les structures traditionnelles dans la régulation des différends locaux. Selon lui, la reconnaissance et l’intégration de ces mécanismes dans l’architecture judiciaire nationale peuvent contribuer à rapprocher davantage la justice des citoyens.
Le Forum national des affaires coutumières a servi de cadre d’échanges sur les défis liés à la gouvernance coutumière et à la coexistence entre normes traditionnelles et droit moderne.
Pour Guillaume Ngefa, l’enjeu principal consiste à créer une complémentarité efficace entre les deux systèmes afin d’éviter les contradictions juridiques et de renforcer la confiance des populations dans l’appareil judiciaire.
“ Une collaboration constructive entre la justice formelle et les mécanismes coutumiers peut favoriser la prévention et la résolution pacifique des conflits ”, a-t-il déclaré, mettant en avant la nécessité d’un dialogue permanent entre l’État et les autorités traditionnelles.
Les participants au forum ont également insisté sur la nécessité de clarifier le cadre légal encadrant les chefferies et les autorités coutumières, tout en valorisant leur contribution à la stabilité et à la cohésion des communautés.