Éboulement meurtrier à Rubaya : Martin Fayulu impute la tragédie au pillage du coltan et réclame une enquête internationale

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L'opposant congolais Martin Fayulu [photo d'illustration]
L'opposant congolais Martin Fayulu [photo d'illustration]

Par la Rédaction

L’opposant congolais Martin Fayulu a réagi au drame survenu à la mine de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où un éboulement a causé la mort d’au moins 200 personnes, le 28 janvier 2026. Dans un message publié, ce lundi, sur son compte X, le président de l’ECiDé a attribué cette tragédie au pillage du coltan et à l’occupation illégale du site minier.

Selon lui, des Congolais continuent de perdre la vie en raison de l’exploitation anarchique des ressources naturelles et de l’insécurité persistante dans cette zone stratégique. Il a estimé que la situation à Rubaya illustre les conséquences dramatiques de l’absence de contrôle effectif de l’État sur certains territoires miniers de l’est du pays.

Martin Fayulu a également exprimé sa compassion envers les familles des victimes, affirmant partager leur douleur et leur adressant ses condoléances. Il a par ailleurs jugé indispensable l’ouverture d’une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités liées à ce drame.

L’opposant a en outre plaidé pour la libération de Rubaya, considérant que la présence et l’exploitation illégale dans cette zone constituent une menace directe pour la vie des populations civiles et pour la souveraineté de la République démocratique du Congo.

Cette réaction intervient après celle du gouvernement congolais, qui avait exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées dans un communiqué du ministère de la Communication et Médias daté du 31 janvier 2026. Les autorités avaient également condamné l’exploitation sauvage et illégale des ressources naturelles congolaises, qu’elles imputent au Rwanda et au mouvement M23-AFC.

Selon les informations officielles, l’éboulement de Rubaya est le dernier d’une série de tragédies enregistrées dans ce périmètre minier, ayant déjà causé la mort de plus de 300 civils depuis juin 2025, tandis que plusieurs personnes restent portées disparues.

Lundi 2 février 2026 - 11:01