Par Don Benjamin Makolo
Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, est attendu vendredi devant l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo pour répondre à une interpellation relative à la délivrance des permis de conduire biométriques sécurisés avec puce.
Selon une correspondance du président de l’Assemblée nationale consultée par notre rédaction, cette séance plénière a été convoquée afin de permettre au membre du gouvernement de répondre aux préoccupations soulevées par le député national Emil Saidi Balikwisha sur « l’accessibilité, le coût, les délais ainsi que la transparence du processus de production et de délivrance des permis de conduire biométriques sécurisés avec puce » en République démocratique du Congo.
Toutefois, cette convocation intervient dans un climat particulièrement tendu aux abords du Palais du Peuple. Depuis les premières heures de la matinée, les forces de l’ordre ont été fortement déployées autour du siège du Parlement pour contenir le sit-in organisé par l’opposition. Des affrontements, des tirs de gaz lacrymogènes et des mouvements de foule ont été signalés dans les environs, alors que plusieurs militants de l’opposition tentaient de se rapprocher du Palais du Peuple.
Dans ce contexte sécuritaire tendu, une question demeure : la séance plénière convoquée pour entendre Jean-Pierre Bemba pourra-t-elle effectivement se tenir dans les conditions prévues ?
Aucune communication officielle de l’Assemblée nationale n’avait encore annoncé un éventuel report ou une modification du programme au moment de la rédaction de cet article. Les députés et les membres du gouvernement étaient néanmoins attendus au Palais du Peuple, malgré les restrictions de circulation et le dispositif sécuritaire renforcé mis en place autour de l’institution.
Si elle se tient comme prévu, cette plénière permettra au vice-Premier ministre de s’expliquer sur un dossier qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. Mais les événements en cours autour du Palais du Peuple pourraient également peser sur le déroulement normal des travaux parlementaires.