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Agression de la journaliste Guilaine Kahumula à Beni : l’ACOFEPE dénonce une atteinte à la liberté de la presse

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La journaliste Guilaine Kahumula
La journaliste Guilaine Kahumula

Par Serge Mavungu

L’Association congolaise des femmes de presse écrite (ACOFEPE) a condamné avec vigueur l’agression dont a été victime la journaliste indépendante Guilaine Kahumula dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, exprimant sa profonde indignation face à cet acte.

D’après les informations recueillies par l’organisation, la journaliste a été prise pour cible dans la nuit de dimanche à lundi au quartier Matonge par des individus armés non identifiés circulant à moto. Ces derniers l’auraient interceptée à proximité de son domicile avant de la plaquer contre un mur et de lui arracher son sac à main.

Selon le récit de la victime, le sac contenait notamment ses cartes de service, sa carte d’électeur, 150 000 francs congolais ainsi que 80 dollars américains.

Pour l’ACOFEPE, cette attaque constitue une grave menace contre la sécurité des journalistes, en particulier des femmes exerçant leur profession dans un environnement déjà marqué par de nombreux défis sécuritaires. L’association estime que de tels agissements alimentent un climat de peur susceptible de porter atteinte à la liberté de la presse et au libre exercice du métier.

L’organisation appelle ainsi les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes afin d’identifier et de poursuivre les auteurs de cette agression devant les juridictions compétentes. Elle invite également les services de sécurité à renforcer la protection des journalistes et de l’ensemble de la population dans la ville de Beni.

Enfin, l’ACOFEPE a exprimé sa solidarité envers Guilaine Kahumula et lui a adressé ses vœux de prompt rétablissement à la suite de cette épreuve.

Vendredi 12 juin 2026 - 14:40