Par Don Benjamin Makolo
La maladie à virus Ébola continue de semer la mort en Ituri et démontre, une fois de plus, qu’elle n’épargne personne. Dans la nuit du vendredi 12 juin 2026, Angel N’simire, étudiante en troisième doctorat (D3) de médecine humaine à l’Université de Bunia (UNIBU), a succombé à cette redoutable maladie à l’âge de 24 ans.
La jeune étudiante, qui se préparait à embrasser la carrière médicale, rejoint ainsi la liste des victimes de cette épidémie qui frappe durement la province. Son décès intervient quelques jours seulement après celui du Dr Vladimir, avec qui elle entretenait une proximité, illustrant la vulnérabilité particulière des professionnels et futurs professionnels de santé face à cette maladie hautement contagieuse.
Le cas d’Angel N’simire rappelle la violence d’un virus qui, malgré les avancées médicales et les expériences acquises lors des précédentes épidémies, continue de défier les systèmes de santé. Ceux qui sont en première ligne pour sauver des vies demeurent parmi les plus exposés au risque de contamination.
Malgré son jeune âge, Angel N’simire s’était engagée dans la lutte contre cette énième résurgence d’Ébola. À travers sa formation médicale, elle nourrissait l’ambition de contribuer à la recherche de solutions et à l’amélioration de la prise en charge des populations confrontées à cette maladie. Tragiquement, le virus contre lequel elle se préparait à combattre a fini par l’emporter.
Son décès suscite une vive émotion au sein de la communauté universitaire de Bunia et du personnel médical de la province. Il met également en lumière les sacrifices consentis quotidiennement par les médecins, infirmiers, étudiants en médecine et autres acteurs de la santé engagés dans la riposte.
Alors que les autorités sanitaires poursuivent les efforts pour contenir la propagation du virus, cette disparition rappelle l’urgence de renforcer les mesures de prévention, de protection et de surveillance épidémiologique. Ébola demeure un ennemi redoutable dont l’agressivité continue de mettre à rude épreuve les communautés affectées.
La mort d’Angel N’simire est celle d’une jeune vie prometteuse brutalement interrompue, mais elle constitue également un signal d’alarme sur les ravages persistants d’une maladie qui continue de faucher des vies, y compris parmi ceux qui ont choisi de consacrer leur existence à sauver celle des autres.