Par Patrick Kitoko
Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont annoncé, vendredi, avoir repris le contrôle de la localité de Mikenge, située dans les Hauts Plateaux de Fizi-Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’issue d’opérations militaires menées contre la coalition RDF/AFC-M23 et ses alliés Twirwaneho et Red Tabara.
Selon un communiqué de l’armée congolaise, cette reprise intervient après de violents affrontements dans cette zone stratégique de l’Est du pays, théâtre de tensions récurrentes entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés.
Les FARDC accusent les forces adverses d’avoir commis de graves exactions lors de leur retrait de la localité. L’armée affirme notamment que des infrastructures ont été détruites, des biens appartenant aux populations civiles pillés et d’importants troupeaux de bétail emportés.
Ces actes sont qualifiés par les autorités militaires de « violations flagrantes du droit international humanitaire ». Les FARDC dénoncent des atteintes aux droits des populations civiles et appellent à une mobilisation des mécanismes de protection et de surveillance.
À cet effet, l’armée invite les mécanismes nationaux, régionaux et internationaux compétents à se déployer rapidement dans les zones affectées afin de documenter les violations signalées, d’établir les responsabilités et d’assurer une prise en charge adéquate des victimes.
Cette évolution intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est de la RDC, où les affrontements entre les forces gouvernementales et différents groupes armés continuent de provoquer des déplacements de populations et une crise humanitaire persistante.