Par Don Benjamin Makolo
La manifestation de l’opposition prévue vendredi à l’esplanade du Palais du Peuple a été marquée par des tensions dès les premières heures de la matinée. Des militants de la coalition Lamuka affirment avoir été victimes d’une attaque alors qu’ils se préparaient à prendre part au sit-in annoncé contre la gouvernance du pays.
Selon le témoignage d’un manifestant recueilli sur place, plusieurs membres de l’opposition se sont rendus dès 8 heures au point de rassemblement convenu afin de préparer l’activité prévue à partir de 10 heures.
« D’abord, nous nous sommes retrouvés au site que nous nous étions partagé au sein de la coalition Lamuka afin de commencer notre activité à partir de 10 heures à l’esplanade du Palais du Peuple », a-t-il déclaré.
Le militant affirme que des membres de son groupe, parmi lesquels figuraient des sympathisants de l’Action pour la démocratie et le développement du Congo (ADD-CONGO), auraient été pris pour cible par des individus identifiés comme appartenant à la Force du Progrès de l’UDPS.
« Nous nous sommes vus encerclés par la Force du Progrès, qui est venue avec des machettes, des haches et d’autres armes blanches pour nous attaquer », a-t-il soutenu.
Toujours selon ce témoignage, plusieurs biens auraient été endommagés au cours des affrontements. Le manifestant évoque également des blessés parmi les membres de son parti politique.
« Ils ont tout saccagé, cassé et détruit. Il y a des blessés dans mon parti. Plusieurs de nos membres se trouvent actuellement à l’hôpital, notamment à l’Hôpital Olympique », a-t-il affirmé.
Le même intervenant a indiqué que l’arrivée des forces de sécurité aurait permis d’éviter un bilan plus lourd.
« Nous avons eu la vie sauve grâce à l’intervention de la police et de l’armée », a-t-il ajouté.
Au moment de la rédaction de cet article, aucune réaction officielle de la Force du Progrès n’avait encore été enregistrée concernant ces accusations. De leur côté, les forces de l’ordre continuaient de maintenir un important dispositif sécuritaire autour du Palais du Peuple, où plusieurs centaines de militants de l’opposition demeuraient cantonnés à distance du site de la manifestation.
Les organisateurs du sit-in espéraient toujours pouvoir se rapprocher du Palais du Peuple afin de déposer leur mémorandum, tandis que la police poursuivait les opérations de contrôle pour empêcher tout débordement.