Par Gloire Balolage
La campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola a été officiellement lancée ce jeudi à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. L’opération a été lancée par le ministre national de la Santé, Samuel Roger Kamba, alors que plus de 50 000 doses du vaccin Ervebo sont déjà disponibles pour cette phase de la riposte.
Pour le ministre de la Santé, la stratégie consiste à protéger en priorité les personnes les plus exposées au risque de contamination. Les prestataires de soins figurent ainsi parmi les premières personnes ciblées par la vaccination, aux côtés de celles ayant été en contact avec des malades. Cette approche vise notamment à renforcer la protection de ceux qui se trouvent en première ligne dans la réponse à l’épidémie.
« Nous avons décidé d’utiliser le vaccin Ervebo pour protéger d’abord ceux qui sont en première ligne, donc nos prestataires de soins, mais aussi les personnes qui ont été en contact avec les malades », a déclaré Samuel Roger Kamba. Le ministre a également précisé que les autorités sanitaires avaient déjà réceptionné plus de 50 000 doses, permettant ainsi le démarrage de la campagne de vaccination.
Le lancement de cette campagne intervient dans le cadre des mesures prises pour renforcer la réponse face à la maladie à virus Ebola. La disponibilité du vaccin Ervebo doit permettre de commencer la protection des catégories identifiées comme prioritaires, notamment les agents de santé et les personnes ayant été en contact avec les cas de maladie.
Au cours de sa visite à Kisangani, le ministre national de la Santé s’est également rendu au laboratoire provincial de santé publique. Cette infrastructure est actuellement en cours d’équipement dans le cadre du renforcement du réseau national des laboratoires, à travers le projet HEPRR financé par la Banque mondiale.
Cette dynamique de renforcement des capacités de laboratoire ne concerne pas uniquement la Tshopo. Plusieurs infrastructures sont concernées par ce processus, avec des laboratoires en cours de finalisation à Kisangani, Kananga, Mbandaka et Bandundu. Le laboratoire de Bunia, pour sa part, est déjà opérationnel.