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RDC : la CNDH avec l’appui du BCNUDH renforce les capacités de ses cadres et agents sur les mécanismes internationaux des droits humains

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Par Serge Mavungu

Les membres, cadres et agents de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) participent à une session de renforcement des capacités consacrée aux mécanismes internationaux de protection des droits humains. Ouverte ce jeudi 27 août 2026 au siège de cette institution d’appui à la démocratie à Kinshasa, cette session bénéficie de l’appui du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH).

Dans son mot d’ouverture, le président de la CNDH-RDC, Paul Nsapu Mukulu, a salué la qualité du partenariat avec le BCNUDH, soulignant son importance dans le renforcement des capacités de l’institution en matière de promotion et de protection des droits humains.

« Cette session constitue une illustration concrète de la qualité du partenariat qui unit nos deux institutions autour d’un objectif commun : renforcer la protection effective des droits et libertés fondamentales de la personne humaine en République démocratique du Congo », a déclaré Paul Nsapu Mukulu.

Le président de la CNDH-RDC a rappelé que son institution, en tant qu’institution nationale des droits de l’homme, joue un rôle essentiel dans la promotion, la protection et la défense des droits humains. Il a toutefois insisté sur la nécessité de maîtriser l’environnement national, régional et international dans lequel s’inscrit la protection des droits de l’homme.

Selon lui, les mécanismes internationaux, notamment l’Examen périodique universel (EPU), les organes conventionnels, les procédures spéciales et les mécanismes régionaux africains, constituent des instruments importants pour évaluer les progrès accomplis par la RDC, identifier les insuffisances et mobiliser les institutions compétentes autour d’actions concrètes.

Paul Nsapu Mukulu a particulièrement insisté sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations adressées à la RDC. Il a estimé que le véritable défi ne réside pas uniquement dans la participation du pays aux différents examens ou dans la soumission des rapports, mais surtout dans la mise en œuvre effective des recommandations formulées à son endroit.

À cet effet, la CNDH entend poursuivre sa mission de conseil, de plaidoyer, de monitoring et de suivi, tout en renforçant sa collaboration avec les institutions publiques, la société civile et les partenaires internationaux.

Le président de la CNDH-RDC a également relevé que cette formation intervient à un moment important pour la RDC, appelée à poursuivre la mise en œuvre des recommandations issues de son passage au quatrième cycle de l’Examen périodique universel et à faire face à différentes obligations de rapportage auprès des mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme.

Les travaux portent notamment sur l’Index universel des droits de l’homme, le suivi des recommandations ainsi que le partage d’expériences avec la Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal. Pour Paul Nsapu Mukulu, ces échanges doivent permettre aux participants d’identifier des bonnes pratiques et des pistes d’amélioration adaptées au contexte congolais.

Il a, par ailleurs, invité les participants à faire de cette session un véritable espace de réflexion, de partage d’expériences et de recherche de solutions concrètes, avec l’identification d’actions réalistes, de responsabilités claires et de mécanismes de collaboration susceptibles d’améliorer le suivi des recommandations adressées à la RDC.

Prenant la parole à son tour, Mme Corinne Nguegang Kemabia, représentante du directeur intérimaire du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), empêché, a également apporté sa contribution aux travaux. Elle a notamment salué les efforts déployés par la CNDH-RDC dans l’accomplissement de son mandat de promotion et de protection des droits humains.

Au cours de cette première journée, Mme Corinne Nguegang Kemabia a également animé plusieurs modules consacrés aux mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits humains, ainsi qu’au rôle des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection de ces droits.

À travers ces différentes thématiques, les participants ont été amenés à mieux comprendre les mécanismes existants et le rôle que peuvent jouer les institutions nationales pour assurer une meilleure prise en compte des engagements internationaux en matière de droits humains dans les réalités vécues par les populations.

Cette session de deux jours apparaît ainsi comme un cadre destiné à renforcer les capacités des acteurs nationaux et à favoriser une meilleure appropriation des mécanismes internationaux de protection des droits humains. Elle devrait également contribuer à renforcer la collaboration entre les institutions nationales, la société civile et les partenaires internationaux en vue d’un suivi plus efficace des engagements de la RDC dans ce domaine.

Présent à cette activité, le député national Boris Mbuku a pris part à l’ouverture de cette session.

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Jeudi 27 août 2026 - 18:19